Chalon-sur-Saône : l'autopsie confirme la mort par noyade des trois enfants

Le parquet de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) précise, mercredi, que les adultes ne voyaient pas, du lieu où ils se trouvaient, les enfants se baigner, 50 mètres plus loin.

Des fleurs déposées à la suite du drame où trois enfants se sont noyés à la base de loisirs des Prés Saint-Jean à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), le 8 juillet 2018.
Des fleurs déposées à la suite du drame où trois enfants se sont noyés à la base de loisirs des Prés Saint-Jean à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), le 8 juillet 2018. (THOMAS NOUGAILLON / FRANCE-BLEU BOURGOGNE)

L'autopsie des corps des trois enfants morts, dimanche 8 juillet, dans un lac de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) confirme qu'ils sont morts par noyade, indique le parquet de la ville, mercredi. Selon ce dernier, qui a ouvert une enquête sur les circonstances de ces noyades, il ressort des auditions que ces frères et sœur, âgés de 9, 10 et 13 ans "s'étaient déjà rendus au lac des Prés-Saint-Jean les jours précédents en compagnie d'adultes de leur entourage" et qu'"à ces occasions, ils étaient déjà rentrés dans l'eau".

Sous la responsabilité de trois adultes

Dimanche, ils étaient en compagnie de trois adultes et de dix autres enfants, et "avaient obtenu la permission de l'adulte référent pour se rafraîchir". Le parquet précise que les adultes ne voyaient pas, du lieu où ils se trouvaient, les enfants se baigner, 50 mètres plus loin.

Les deux plus jeunes enfants ont visiblement "été surpris par la déclivité du sol" et ont perdu pied, "ne sachant a priori pas ou peu nager", précise le parquet de Chalon-sur-Saône. Leur grand frère a tenté "en vain de les secourir alors que lui-même ne savait pas nager". Le parquet rappelle que la baignade est interdite depuis 1999 dans ce lac qui présente une forte pente, mais qu'aucun panneau ne le signale sur place.