Double meurtre dans les Cévennes : Valentin Marcone, un suspect insaisissable

Publié
Durée de la vidéo : 6 min.
Double meurtre dans les Cévennes : Valentin Marcone, un suspect insaisissable
Article rédigé par
France Télévisions

Après quatre jours de traque, Valentin Marcone, qui était recherché dans les Cévennes, s'est rendu vendredi 14 mai. Il est soupçonné d'avoir tué son patron et l'un de ses collègues dans la scierie où il travaillait, aux Plantiers (Gard). En direct dans le 23h de franceinfo, David Corona, ancien négociateur du GIGN (Groupement d'intervention de la Gendarmerie nationale), revient sur le profil du suspect.   

Valentine Marcone, âgé de 29 ans, vivait depuis des années dans le village des Plantiers (Gard). Peu le connaissait. Discret et renfermé, il avait très peu d'amis et était adepte de chasse et de randonnée. Introverti, il était toutefois très actif sur Internet. Passionné de tir sportif, il publiait sur les réseaux sociaux des photos et vidéos sur lesquelles il testait ses armes à feu. Il postait par ailleurs de nombreux messages complotistes, et s'agaçait des restrictions sanitaires. Le fugitif de 29 ans multipliait également les conflits personnels. "C’était un loup solitaire, il parlait très peu", témoigne un habitant des Plantiers.    

"Une sensation de baisser les bras" 

À son domicile, les enquêteurs ont retrouvé une douzaine d’armes et plus de 3 000 munitions. Après quatre jours de traque, qui ont mobilisé 350 gendarmes au total, Valentin Marcone, qui était recherché dans les Cévennes, s'est rendu vendredi 14 mai, vers 19h15. Il est soupçonné d'avoir tué son patron et l'un de ses collègues dans la scierie où il travaillait.

"Dans ce genre de dynamique avec des profils à tendance paranoïaque, avec le temps, il y a une fatigue qui s’installe. Ces individus vont rentrer dans une phase que l’on appelle phase de démoralisation. Dans cette phase de démoralisation, il peut y avoir deux issues : soit une issue qui va à l’affrontement. Soit une sensation de baisser les bras, c’est ce qui s’est passé", explique dans le 23h David Corona, ancien négociateur du GIGN (Groupement d'intervention de la Gendarmerie nationale). Interpellé dans la zone de recherche autour de son lieu de travail, il a été placé en garde à vue.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Meurtres

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.