Les commerces de proximité, cible privilégiée des vols à main armée

Les braquages de banques et de bijouteries baissent dans le même temps, selon une étude rendue pubilque jeudi par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

Une image d\'une caméra de vidéosurveillance d\'un braquage, analysée par département signal image parole de la gendarmerie nationale.
Une image d'une caméra de vidéosurveillance d'un braquage, analysée par département signal image parole de la gendarmerie nationale. ( FRANCE 3 / FRANCETV INFO)

Les petits commerces de proximité dans le viseur. La majeure partie des vols ou tentatives de vols à main armée concernant "le secteur marchant" (bijouteries, agences bancaires et de la Poste, etc...) ont visé des commerces de proximité, selon une étude publiée, jeudi 25 septembre, par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).  

Le document, qui concerne la période 2009-2013, s'appuie sur les chiffres l'Office central de lutte contre le crime organisé (Oclo). "En 2013, le nombre de vols à main armée augmente peu alors qu'il baissait depuis 2009", fait valoir l'ONDRP en préambule.

Les agences bancaires moins attaquées

A la loupe, l'étude observe que les braquages de bijouteries ont diminué de 31,5% en 2013 par rapport à 2012, tout comme celui contre les pharmacies (- 11,9%). Ceux contre les établissements financiers, toujours selon l'ONDRP, sont "en baisse continue depuis 2009".

Le nombre de braquages d'agences bancaires - hors celles du groupe La Poste - est également en diminution de plus de 44% en 2013 (334 faits en 2009 contre 139 en 2013). La baisse, sur cette même période, est de près de 12% s'agissant des pharmacies, pareil pour les transports de fonds et environ -15% pour ce qui est des stations-services.

Plus de liquide dans une supérette

Selon des sources policières, les braquages de banques ou de sociétés de transports de fonds diminuent au fil des ans en raison, notamment, de la protection de plus en plus sophistiquée mise en place pour les juguler. Et parce qu'il y a désormais moins d'argent liquide à voler que "dans une caisse de supérette ou de grande surface".