Une grand-mère condamnée à quatre ans de prison pour avoir caché de la cocaïne dans des couches

La quadragénaire, une Surinamienne habitant Troyes, a été interpellée par les douanes le 22 février à l'aéroport de Nice.

Une Surinamienne de 44 ans a été arrêtée le 22 février 2015 à l\'aéroport de Nice (Alpes-Maritimes), avec 4,8 kg de cocaïne dissimulés dans des paquets de couches.
Une Surinamienne de 44 ans a été arrêtée le 22 février 2015 à l'aéroport de Nice (Alpes-Maritimes), avec 4,8 kg de cocaïne dissimulés dans des paquets de couches. (AARON M. SPRECHER / BLOOMBERG / GETTY IMAGES)

C'est une "mule"peu habituelle que le tribunal correctionnel de Nice a jugée vendredi 27 février. Comme le détaille Nice-Matin, une Surinamienne de 44 ans comparaissait pour avoir dissimulé 4,8 kilos de cocaïne dans des paquets de couches. La drogue a été découverte le 22 février à l'aéroport de Nice par des douaniers qui ont contrôlé les bagages de la quadragénaire. Cette dernière, accompagnée de sa fille et de sa petite-fille, venait récupérer ses bagages arrivés avec un jour de retard en provenance de Rome, où elle avait transité en revenant du Surinam via la Guyane, le Brésil et le Portugal.

A l'audience, en larmes, cette mère de huit enfants et grand-mère d'une fillette de 4 ans a difficilement expliqué son parcours et ce qui l'a poussée à jouer les passeuses de drogue. Il y a un an, elle a quitté la Guyane française pour s'installer à Troyes (Aube), où elle vit des prestations familiales. Son avocat a évoqué ses difficultés financières, un loyer en retard et "la grande loterie de la vie".

Près de 200 000 euros d'amende

En janvier, elle a effectué un vol test, en dissimulant de la poudre de chocolat dans des couches transportées dans les mêmes conditions. N'ayant pas été contrôlée, elle a décidé d'accepter la mission confiée par une femme rencontrée au Brésil. Elle a alors profité d'un voyage, effectué à l'occasion des obsèques de son frère au Surinam, pour transporter la cocaïne, cachée dans des paquets de couches scellés.

Les juges ont suivi les réquisitions du procureur, en condamnant la prévenue à quatre ans de prison et à une amende de 194 400 euros. "Quand on prend de tels risques, il faut assumer", avait déclaré le procureur peu avant le jugement.