Tony Meilhon condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Laëtitia Perrais

En première instance, en 2013, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de vingt-deux ans.

Tony Meilhon lors de son procès en appel, le 13 octobre 2015, à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Tony Meilhon lors de son procès en appel, le 13 octobre 2015, à Rennes (Ille-et-Vilaine). (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Verdict confirmé en appel. Tony Meilhon a été condamné, lundi 26 octobre, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans, pour le meurtre et le démembrement de Laëtitia Perrais en 2011. En première instance, en 2013, il avait déjà été condamné à la même peine, qui s'accompagnait en outre d'une mesure de rétention de sûreté.

Cette condamnation, prononcée par la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine après près de quatre heures de délibéré, est la peine maximale prévue par le code pénal pour les faits d'"enlèvement, séquestration et détention suivie de mort". Elle n'a toutefois pas été assortie, au contraire de la peine prononcée en première instance, d'un éventuel placement en "rétention de sûreté" dans un établissement spécialisé au cas où Tony Meilhon s'avérerait libérable dans vingt-deux ans.

"Ce n'est pas un meurtre, c'est un massacre"

Dans son réquisitoire, l'avocat général, Stéphane Cantero, avait relevé "la structure psychopathique sévère et la dangerosité criminelle" de l'accusé, sur lesquelles tous les experts sont d'accord, selon lui. "Ce n'est pas un meurtre, c'est un massacre", a-t-il déclaré en début de journée, évoquant les coups de couteau reçus par la victime avant qu'elle ne soit démembrée.

Immédiatement après l'annonce de cet arrêt, Tony Meilhon a souri à plusieurs reprises en s'entretenant dans le box des accusés de longues minutes avec ses avocats.

Lors de l'audience, lundi, l'accusé a regretté avoir tué la victime, mais a maintenu sa version des faits, niant l'avoir démembrée. "Ce qui s'est passé, j'ai pas de pourquoi : j'ai fait vraiment n'importe quoi. Le comment : j'ai dit toute la vérité", a-t-il déclaré après la plaidoirie de son avocat, Fathi Benbrahim, qui avait invité les jurés à faire preuve de "compassion" à l'égard de son client.