Le parquet demande un procès pour terrorisme contre le leader du groupe de Tarnac

Si la juge d'instruction suit le réquisitoire du parquet, Julien Coupat et sept autres de ses compagnons seront jugés dans l'affaire des sabotages de lignes TGV en 2008.

Un membre du \"groupe de Tarnac\", arrêté par la police antiterroriste, le 11 novembre 2008 à Tarnac (Corrèze).
Un membre du "groupe de Tarnac", arrêté par la police antiterroriste, le 11 novembre 2008 à Tarnac (Corrèze). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de huit militants d'ultragauche, dont Julien Coupat, dans le dossier du "groupe de Tarnac". L'affaire concerne des sabotages de lignes TGV perpétrés en 2008. Si la juge antiterroriste chargée de l'affaire suit ces réquisitions, trois d'entre eux, dont Julien Coupat, leader présumé du groupe, seront jugés pour le chef d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Comme l'explique Le Monde, il s'agit d'un tournant majeur dans ce dossier mouvementé où dix jeunes gens issus de l'extrême gauche installés à Tarnac, petit village de Corrèze, avaient été mis en examen en 2008. Le parquet demande désormais un procès devant le tribunal correctionnel pour l'homme considéré comme leur leader, Julien Coupat, ainsi que pour sa compagne, Yildune Lévy, et pour son ex-petite amie Gabrielle Hallez. Le ministère public requiert en revanche un non-lieu pour deux de leurs camarades et pour trois des cinq sabotages, l'enquête n'ayant pas été suffisamment concluante.

Concernant les cinq autres prévenus, ils ne sont pas visés par le chef d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Mais si la juge d'instruction suit l'avis du parquet, ils devront tout de même répondre de "tentatives de falsification de documents administratifs", "recel" de documents volés et "refus de se soumettre à des prélèvements biologiques". La décision concernant le renvoi des huit prévenus devant un tribunal correctionnel devrait intervenir à l'automne.