Affaire Omar Raddad : une requête en révision du procès déposée par son avocate

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Affaire Omar Raddad : une requête en révision du procès déposée par son avocate
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Reconnu coupable du meurtre de Ghislaine Marchal puis gracié, Omar Raddad veut prouver son innocence. Invitée du 23 heures de Franceinfo, son avocate, Me Sylvie Noachovitch, revient sur les raisons qui l’ont poussée à déposer une requête en révision du procès.

Il y a 30 ans, le corps de Ghislaine Marchal était retrouvé à son domicile. Elle avait été assassinée et sur une porte de chez elle était inscrit en lettres de sang "Omar m’a tuer". Reconnu coupable du meurtre puis gracié, Omar Raddad, son ancien jardinier, continue de vouloir prouver qu’il n’est pas l’auteur de ce meurtre.

Invitée sur le plateau du 23 heures de Franceinfo jeudi 24 juin, son avocate Me Sylvie Noachovitch explique sa décision de déposer une requête en révision du procès. 35 traces d’un ADN masculin ont été identifiées par un spécialiste en 2019. "On dit ‘écoutez, depuis, en 30 ans, on manie les portes, puis avoir des journalistes, des experts qui auraient pu toucher les portes’, oui tout à fait. Sauf que quand vous avez des ADN mélangés au sang de la victime qui se retrouvent véritablement sur les traces, sur les lettres qui ont été inscrites, là on ne peut plus parler à priori d’ADN de pollution", déclare-t-elle.

Le meurtrier a-t-il lui-même écrit le message en lettres de sang ?

L’une des questions est aussi de savoir qui a écrit le message en lettres de sang "Omar m’a tuer". Me Sylvie Noachovitch préfère se baser sur les hypothèses des scientifiques qui étudient l’affaire. "L’expert m’a indiqué que probablement, il s’agit du meurtrier qui a mis son doigt dans le sang de la victime. (…) Il a inscrit les lettres de sang et d’ailleurs au départ, on voit uniquement l’ADN de la victime. Au bout de la lettre, on voit l’ADN du meurtrier. À nouveau il reprend le sang, on voit à nouveau l’ADN de la victime et derrière les deux ADN. En d’autres termes, c’est plus probable qu’il s’agisse effectivement du doigt du meurtrier en tout cas sur la porte de la chaufferie. Ça semble très probable et c’est la raison pour laquelle on voit les deux ADN mélangés", détaille Me Sylvie Noachovitch.

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