Affaire Omar Raddad : des traces ADN relancent l'enquête

Pour Omar Raddad, ce jardiner condamné pour le meurtre de sa patronne puis gracié, c'est l'espoir d'obtenir un procès en révision. France 2 fait le point.

FRANCE 2
"Omar m'a tuer", c'est la phrase emblématique d'une des plus célèbres affaires judiciaires. L'inscription est apparemment sans appel, elle désigne un coupable : Omar Raddad, jardinier de la vicitime Ghislaine Marchal. L'homme a été condamné en janvier 1994 à 18 ans de réclusion criminelle et continue de clamer son innocence.

Grâce partielle

Seulement la justice n'est sûre de rien et elle continue d'enquêter. Aujourd'hui, les progrès de la science permettent de nouvelles expertises, celles de traces de sang relevées sur les fameuses portes et sur un chevron en bois. Des traces ADN qui vont être comparées à des pièces du dossier et au fichier des empreintes génétiques. Omar Raddad, avait été grâcié sur intervention du roi du Maroc après sept ans de prison et avait demandé un nouveau procès pour prouver son innocence. En 2002, sa demande de révision est rejetée.
 
Pour l'avocate d'Omar Raddad, l'ADN retrouvé sur les portes devrait révéler le nom du coupable. "Si cet ADN était mélangé au sang de la victime, comme les pièces le disent, comme le rapport scientifique le dit donc forcément il s'agit de l'ADN du vrai coupable alors pourquoi on ne veut pas savoir la vérité. Pourquoi ne pas avoir été jusqu'au bout ?", s'interroge Me Sylvie Noachovitch. Les résultats des analyses et des investigations ne devraient pas être connus avant plusieurs mois, le dossier "Omar m'a tuer" est donc loin d'être fermé. 
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Omar Raddad devant le ministère de la Justice à Paris, le 1er décembre 2008.
Omar Raddad devant le ministère de la Justice à Paris, le 1er décembre 2008. (MAXPPP)