VIDEO. Affaire Sauvage : "Faut-il être un terroriste pour être libéré ?", demande une de ses avocates

Après le rejet de la demande de libération conditionnelle de sa cliente, la défense de Jacqueline Sauvage a dénoncé, vendredi, une décision "politique".

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Elles parlent d'une décision "incompréhensible", "choquante" et "politique". Les avocates de Jacqueline Sauvage ont dénoncé, vendredi 12 août, le rejet de la demande de libération conditionnelle de leur cliente, qui avait bénéficié d'une grâce partielle de la part du chef de l'Etat, François Hollande. 

"Que faut-il être en France pour être libéré ? Faut-il être un terroriste ? Faut-il être armé et égorger des prêtres pour être libéré, contre l'avis du parquet ? Je me pose encore aujourd'hui cette question", a lancé l'une d'elles, Nathalie Tomasini, faisant allusion à la libération accordée à Adel Kermiche en mars.

Un "règlement de comptes" des magistrats

"Manifestement, les institutions judiciaires font actuellement un bras de fer avec la grâce qui a été rendue par François Hollande", a-t-elle avancé. Sa consœur Janine Bonaggiunta a, elle, évoqué un "acharnement judiciaire", estimant que "les magistrats règlent leurs comptes [avec François Hollande], car la grâce présidentielle a été extrêmement mal perçue par l'ensemble de la profession".

Les avocates de Jacqueline Sauvage, lors d\'une conférence de presse, le 12 août 2016, à Paris.
Les avocates de Jacqueline Sauvage, lors d'une conférence de presse, le 12 août 2016, à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)