Joué-lès-Tours : le frère de l'agresseur de policiers arrêté au Burundi

Les services de renseignement burundais avaient signalé les deux frères comme "suspects" à leurs homologues français, en raison de leur intégrisme religieux.

La police scientifique enquête devant le commissariat de Joué-lès-Tours, le 20 décembre 2014.
La police scientifique enquête devant le commissariat de Joué-lès-Tours, le 20 décembre 2014. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Le frère de Bertrand "Bilal" Nzohabonayo, français d'origine burundaise abattu samedi 20 décembre à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) après avoir agressé des policiers dans un commissariat, a été arrêté peu après dans la capitale du Burundi, a annoncé le Service national de renseignement (SNR). "Nous avons arrêté Brice Nzohabonayo samedi, alors qu'il était chez un de ses oncles à Bujumbura, où il venait de passer quelques jours en provenance de la France", a déclaré à l'AFP le porte-parole du SNR, Télesphore Bigirimana.

Deux frères signalés comme "suspects" 

"Il est détenu par nos services où il est en train d'être interrogé", a ajouté le porte-parole, précisant être "en contact avec les services français sur ce cas". Selon des sources policières burundaises, le jeune homme n'a pas opposé de résistance au moment de son arrestation. Le porte-parole du SNR a assuré que les services burundais avaient, dès 2013, signalé les deux frères - qui se rendaient régulièrement au Burundi - comme "suspects" à leurs homologues français, en raison de leur intégrisme religieux.

Les enquêteurs burundais cherchent, notamment, à savoir quand les frères, nés dans une famille chrétienne et qui ont émigré en France en bas âge, "ont basculé dans l'islamisme pur et dur". Ils veulent aussi vérifier s'ils ne préparaient pas un attentat au Burundi.