La Pitié-Salpêtrière : Christophe Castaner épinglé par l'opposition

Mercredi 1er mai, Christophe Castaner avait parlé d'une "attaque" contre l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Vendredi 3 mai, après une polémique, il a corrigé son vocabulaire.

FRANCE 2

Le soir du mercredi 1er mai, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, Christophe Castaner prononce une phrase choc : "Des gens ont attaqué un hôpital". Mais les accusations sont rapidement démenties par une vidéo. Alors, vendredi 3 mai, le ministre de l'Intérieur, en visite à Toulon (Var), fait marche arrière. "Intrusion violente, le terme utilisé par la directrice, est en effet mieux adapté", a-t-il déclaré. Dans la foulée, le Premier ministre lui apporte son soutien. Mais de son côté, l'opposition continue de réclamer son départ. "Quand un ministre de l'Intérieur ment, il doit démissionner", a affirmé Alexis Corbière de La France insoumise.

Le soutien de l'Élysée

Le premier flic de France est dans la tourmente et ce n'est pas la première fois. Déjà début décembre, les saccages à l'Arc de triomphe le placent en première ligne à cause d'un dispositif policier trop statique. Il promet alors de revoir "le mode opératoire". Les forces de l'ordre sont désormais plus offensives et plus mobiles. Mais trois mois plus tard, les mêmes scènes de violences se répètent à Paris. Le préfet est limogé, mais Christophe Castaner est toujours dans la ligne de mire. Il annonce alors une nouvelle stratégie de maintien de l'ordre. "Ils ont eu beaucoup de mal à anticiper", analyse Jacques de Maillard, professeur de sciences politiques. Mais le ministre de l'Intérieur est un fidèle de la première heure du président. Même fragilisé, il ne sera pas lâché par le chef de l'État.

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Le ministre de l\'Intérieur, Christophe Castaner, à Paris, le 24 avril 2019.
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, à Paris, le 24 avril 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)