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Volontaires ou professionnels, salaires, missions : quatre choses que vous ne saviez peut-être pas sur les sapeurs-pompiers

Ils sont des milliers de soldats du feu, depuis le début de l'été, à combattre les flammes qui ont déjà ravagé plusieurs dizaines de milliers d'hectares dans le sud et l'ouest de la France. On vous explique quatre choses à savoir sur nos sapeurs-pompiers.

Article rédigé par France Info - Antoine Deiana
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Deux sapeurs-pompiers devant leur véhicule d'intervention dans la commune de Louchats, en Gironde. (ROMAIN PERROCHEAU / AFP)

Plusieurs milliers de sapeurs-pompiers sont mobilisés depuis le début de l'été pour tenter de contenir et "fixer" les incendies qui ont déjà ravagé plusieurs dizaines de milliers d'hectares dans le sud et l'ouest de la France. Mercredi 20 juillet, sur franceinfo, le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, Geoffrey Casu, a demandé un réajustement des moyens et le recrutement "le plus rapidement possible" de plus de 50 000 pompiers volontaires.

Justement, combien y-a-t-il de pompiers en activité en France ? En quoi consiste l'essentiel de leurs interventions ? Et combien gagnent-ils ?

250 000 hommes, volontaires, professionnels ou militaires

Il y avait 251 900 sapeurs-pompiers en 2020 en France, dont la grande majorité, près de 8 sur 10, sont des sapeurs-pompiers volontaires (197 100). Pour le reste des effectifs, on compte un peu plus de 40 000 sapeurs-pompiers professionnels et 13 000 sapeurs-pompiers militaires, répartis à Paris et à Marseille.

Parmi les pompiers militaires on retrouve aussi les unités d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile. Composées d'environ 1 500 sauveteurs, ils sont appelés en renfort des sapeurs-pompiers lors de catastrophes naturelles et technologiques.

La différence entre pompiers volontaires et professionnels

Les sapeurs-pompiers volontaires réalisent leurs missions pendant leur temps de loisirs, en marge de leur profession, de leurs études ou encore de leur vie familiale. Pour devenir pompier volontaire il faut répondre aux conditions physiques et médicales propres aux missions qui seront confiées et avoir entre 16 et 60 ans. Enfin quand vous vous engagez, c'est pour une durée de cinq ans renouvelables.

Alors que les sapeurs-pompiers professionnels, eux, sont des fonctionnaires, ils sont recrutés après la réussite d'un concours qui repose sur des épreuves écrites et physiques.

Un salaire horaire pour les volontaires et variable selon les primes pour les professionnels

Les sapeurs-pompiers volontaires ont un salaire horaire fixe. Ils touchent entre 8 et 12 euros de l'heure selon leur grade. Ces heures sont exonérées d'impôt.

C'est plus compliqué pour les sapeurs-pompiers professionnels, car, même s'ils dépendent d'une grille salariale spécifique, il faut ajouter à cela des primes et indemnités. De plus, pendant leur temps libre, ils sont autorisés à effectuer des heures supplémentaires comme pompier volontaire.

On sait qu'en début de carrière, un sapeur-pompier professionnel, hors-prime, touche entre 1 700 et 1 900 euros brut par mois. En ajoutant la prime feu, les indemnités responsabilités, spécialités, travaux supplémentaires et logement, ce montant peut grimper jusqu'à 3 000 euros brut par mois. À noter qu'un sapeur-pompier professionnel ne touche pas forcément l'ensemble de ces primes et indemnités.

Le plus haut grade des sapeurs-pompiers professionnels, le contrôleur général, touche environ 8 400 euros brut par mois.

Les incendies représentent moins de 10% des interventions

En moyenne, les sapeurs-pompiers effectuent environ 4 500 000 interventions chaque année. 80% d'entre elles sont des secours à la personnes. Il s'agit souvent d'interventions au domicile des gens pour des malaises, mais aussi sur les routes de France à la suite d'accidents de la circulation.

Généralement, les interventions pour incendies représentent moins de 10% de leurs missions. En 2021, elles représentaient 7% des missions des sapeurs-pompiers. 

Malgré les risques en service, il y a relativement peu de décès chaque année chez les sapeurs-pompiers, moins d'une dizaine par an entre 2010 et 2020.

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