Incendies en Australie : des villes entières évacuées

En Australie, où les incendies font rage depuis septembre, une course contre la montre se joue pour évacuer des dizaines de milliers d'habitants et de touristes menacés par les flammes. Navires et avions militaires ont été déployés alors que le pays s'apprête à subir de nouvelles hausses de températures associées à de fortes rafales de vent, samedi 4 janvier.

France 2

Sous un nuage de fumée, à Batemans Bay, sur la côte sud-est de l'Australie, des centaines de véhicules s'alignent sur des kilomètres, jeudi 2 janvier. Les habitants tentent de fuir vers Sydney (Australie), plus au nord. Les incendies ne sont plus qu'à quelques mètres des maisons. L'ordre d'évacuer a été donné jeudi matin. Les habitants ont 48 heures pour partir. Mais avant, il faut se ravitailler. Supermarchés et stations-service sont pris d'assaut par les habitants. Certains d'entre eux ont déjà tout perdu. À Rosedale, à l'est de Melbourne, des images amateurs montrent des résidents obligés de se réfugier sur la plage pour échapper aux flammes.

5,5 millions d'hectares partis en fumée

Plus au sud, à Mallacoota, l'armée doit intervenir pour porter secours aux 4 000 personnes prises au piège. Il est impossible de quitter la ville par la route. Jeudi matin, les premiers bateaux arrivent sur la côte avec de l'aide humanitaire. Quelque 500 personnes pourraient être évacuées jeudi. Le gouvernement australien tente de faire face à une catastrophe d'une ampleur inédite. Les rafales de vent et des températures à plus de 40°C prévues samedi 4 janvier devraient intensifier les incendies. Depuis septembre, 5,5 millions d'hectares de forêt sont partis en fumée, l'équivalent de la superficie du Danemark.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des voitures quittent la ville de Batemans Bay en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) pour se diriger vers le nord afin de fuir les incendies, le 2 janvier 2020.
Des voitures quittent la ville de Batemans Bay en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) pour se diriger vers le nord afin de fuir les incendies, le 2 janvier 2020. (PETER PARKS / AFP)