Incendies : comment les terres brûlées renaissent de leurs cendres

Le sud de la France a beaucoup brûlé pendant l'été 2019. Sur ces terres sinistrées, faut-il replanter ou laisser faire la nature ? Réponse dans l'Hérault, du côté du massif de la Gardiole.

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Le 18 juillet dernier, des flammes gigantesques grignotent le massif de la Gardiole, dans l'Hérault. C'était une jolie ballade forestière, il reste désormais 62 hectares de squelettes de cyprès, de pins et de cèdres. Le maire a tout de suite pris contact avec l'Office national des forêts, car l'urgence est de couper les arbres morts. "Il faut repartir à zéro et puis la végétation reprendra ses droits dans quelques années", explique Jacques Martinier, maire de Fabrègues (Hérault).

Accompagner la nature en la laissant faire

Les travaux se feront à l'automne, le temps de répertorier les arbres condamnés. Ces troncs calcinés seront valorisés en énergie pour les chaufferies. Ainsi, la facture des coupes sera neutre. Sur des terres voisines, le maire de Grabels a déjà repris espoir. 80 hectares avaient brûlé il y a deux ans, laissant un paysage de cendres. Les habitants se sont cotisés pour replanter au plus vite, mais finalement, élaguer et nettoyer le terrain a suffi. Chaque année, plus de 20 000 hectares de végétation sont détruits par des incendies en France. Il y a 30 ans, on croyait bien faire en reboisant après le feu, mais l'expérience a montré qu'il vaut bien mieux accompagner la nature en la laissant faire.

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Un sapeur-pompier lutte contre un incendie à Carros dans les Alpes-Maritimes en juillet 2017. (VALERY HACHE / AFP)