Incendie meurtrier à Marseille : "Ces logements doivent être mis hors état d'habitation", demande Samia Ghali

L'incendie a fait trois morts et plusieurs blessés dans un immeuble du 14e arrondissement.

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Samia Ghali à Marseile lors d'une conférence de presse le 17 décembre 2020.  (SPEICH F / MAXPPP)

"Ces logements doivent être mis hors état d'habitation", a demandé samedi 17 juillet sur franceinfo Samia Ghali, la deuxième adjointe à la mairie de Marseille après l'incendie qui a fait trois morts et plusieurs blessés dans un immeuble du 14e arrondissement.

Le feu s'est déclaré aux alentours de 5 heures 30 dans la cité des Flamants, un immeuble d'habitations en grande partie squatté. "Il faut vite fermer ces logements, les mettre en sécurité pour que personnes ne viennent y habiter", martèle Samia Ghali. Ces logements font partie de zones en réhabilitation urbaine. Dans le cadre de ces projets, "on est obligé de faire sortir les familles, on les reloge". Mais dès que les appartements sont vides, "ces logements sont squattés".

Les squatteurs ont fragilisé l'immeuble

Selon l'adjointe au maire, ce ne sont pas des logements insalubres. Mais quand les squatteurs ont investi les lieux, "ils ont percé les murs maîtres, ils ont tiré les colonnes électriques de l'immeuble d'à côté pour s'alimenter en électricité. Et du coup ils fragilisent eux-mêmes l'immeuble en réalité. C'est le squat qui fragilise l'immeuble. Et on se trouve ensuite dans des situations comme ce que l'on vit là".

Selon Samia Ghali, cet immeuble est géré "par le département". Elle dénonce le "problème" des squats sur des immeubles publics. "Lorsqu'on est sur des logements qui sont squattés, ce n'est pas normal dans le privé. Mais c'est encore moins normal dans le public. Ces logements doivent être mis hors état d'habitation." Elle estime que "tant qu'on les laisse en état d'habitation, on se retrouve dans des situations" comme ce qui est arrivé ce samedi 17 juillet au matin. "Ceux qui ont la décision de mettre en œuvre les choses ne le font pas forcément", déplore l'élu de Marseille.

Un travail indispensable des services sociaux

Samia Ghali explique qu'il "n'y a pas une cité qui est épargnée", sur la ville. Mais elle assure que "la Ville de Marseille a dit qu'elle était prête à mettre à disposition des gymnases" et faire ensuite "un travail de recensement social pour voir qui doit être relogé, voir qui est en situation irrégulière", des situations "qui doivent être regardées par services sociaux". Il s'agit de "mettre en sécurité la population et ceux qui squattent" et il faut "qu'on expulse et que l'on mette à disposition des gymnases", insiste la maire adjointe. "Mais l'expulsion ne peut se faire que par la préfète à l'égalité des chances."

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