Incendie dans les Bouches-du-Rhône : "L'endroit se prêtait à faire en sorte que cela fasse mal", assure le directeur départemental des pompiers

Il affirme que l'incendie porte "la main de l'homme" et qu'elle était "intentionnelle".

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Radio France
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Grégory Allione, directeur départemental des pompiers des Bouches-du-Rhône et président des sapeurs-pompiers de France, le 1er décembre 2018 à Marseille. (VALLAURI NICOLAS / MAXPPP)

"L'endroit se prêtait à faire en sorte que cela fasse mal", a assuré sur franceinfo mardi 25 août Grégory Allione, directeur départemental des pompiers des Bouches-du-Rhône et président des sapeurs-pompiers de France, après le violent incendie qui a parcouru 500 hectares dans le secteur d'Istres lundi, à l'ouest de Marseille.

Grégory Allione a décrit "un endroit qui était magnifique, des lieux de promenade pour les habitants d'Istres, de Martigues et de Port-de-Bouc". "Ce sont des endroits merveilleux que nous avons tenté de protéger toutes les années, mais qui malheureusement hier ont été la proie des flammes", a-t-il regretté.

Une enquête est en cours

Le directeur départemental des pompiers des Bouches-du-Rhône est catégorique : "la main de l'homme était intentionnelle et pas accidentelle" concernant cet incendie. "C'est une perception armée de plusieurs années d'expérience malheureusement", a-t-il expliqué. Pour Grégory Allione, cette hypothèse est privilégiée en raison de la "récurrence des départs de feu dans ce secteur et notamment les jours à dangers particuliers, à savoir sécheresse cumulée à de forts vents". Il a indiqué qu'une enquête est en cours : "Un chien détecte l'ensemble des produits qui pourraient accélérer un départ de feu", "nous avons des techniciens de l'ONF, des techniciens sapeurs-pompiers" qui travaillent ensemble, en lien avec les forces de l'ordre et la justice. Grégory Allione s'est dit par ailleurs en faveur d'une "répression ferme, durable, qui permette d'éviter ces drames" .

Lorsque l'on met des vies humaines en danger, je pense qu'il faut réprimer. 

Grégory Allione, président des sapeurs-pompiers de France

à franceinfo

Lors de cette opération qui a mobilisé 1 300 sapeurs-pompiers au plus fort de l'action, "9 sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés, ce sont des coups de chaud, des prises de fumée intenses, plusieurs balises de détresse ont été déclenchées", a détaillé Grégory Allione. "Cette opération a mis beaucoup de monde en danger dans la population, beaucoup de sapeurs-pompiers ont pris des risques, les pilotes de bombardiers d'eau ont pris des risques, mais hier soir la satisfaction était au rendez-vous parce que tout le monde est rentré à la maison", a-t-il salué. Pour le directeur départemental des pompiers des Bouches-du-Rhône, "c'est une vraie satisfaction lorsqu'il n'y a pas de victime et qu'on n'a pas à taper à une porte de quelqu'un pour lui annoncer un drame".

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