Rouen : des doutes persistent sur la qualité de l'air

Dix jours après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), les autorités se veulent rassurantes concernant la qualité de l'air, mais beaucoup d'habitants sont toujours inquiets.

france 3

À Rouen, en Seine-Maritime, les enseignants d'un établissement scolaire se sont mis en grève, lundi 7 octobre, au cri de "on veut la vérité". Dix jours après l'incendie de l'usine Lubrizol, jeudi 26 septembre, ils s'étonnent de voir des établissements ouvrir ou fermer leurs portes au gré des odeurs ou des vents. Pour eux, le discours rassurant des autorités n'est pas convaincant."On a vu l'inspection académique vendredi, on nous a affirmé qu'il n'y avait aucun souci. Mais nous, on voit des élèves être malades, on voit des collègues se mettre en arrêt. [...] On ne veut pas inciter nos élèves à venir et les rendre plus malades qu'ils ne le sont", déplore Julien Essahli, professeur d'histoire et de géographique au collège Lecanuet de Rouen.

Une semaine de fermeture

Les professeurs demandent la fermeture de tous les établissements scolaires de Rouen au nom du principe de précaution. Des parents se sont joints au mouvement des enseignants. À 400 m de l'usine Lubrizol, une communauté de 70 personnes des gens du voyage a été particulièrement exposée aux fumées toxiques. Personne n'est venu les évacuer ou leur fournir des protections.

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Des Rouennais portent des masques dans les rues de Rouen, pour se protéger après l\'incendie de l\'usine Lubrizol.
Des Rouennais portent des masques dans les rues de Rouen, pour se protéger après l'incendie de l'usine Lubrizol. (LOU BENOIST / AFP)