Incendie de Rouen : "J'ai été prise de nausées, de vertiges, et j'ai refusé tout net de faire cours", témoigne une professeure d'anglais

Des élèves rouennais ont aussi été pris de nausées alors qu'un forte d'odeur d'hydrocarbure persiste sur l'agglomération.

Une femme porte un masque à la terrasse d\'un café, le 26 septembre 2019 à Rouen. (illustration)
Une femme porte un masque à la terrasse d'un café, le 26 septembre 2019 à Rouen. (illustration) (LOU BENOIST / AFP)

L'incendie de Lubrizol est éteint vendredi 27 septembre mais une forte odeur d'hydrocarbure persiste sur l'agglomération rouennaise. Deux lycées ont fermé leurs portes à la demande des proviseurs et un collège est resté ouvert vendredi matin. Mais certains professeurs ont refusé de faire cours et des élèves ont été pris de nausées.

"L'odeur était tellement insupportable que j'ai été prise de nausées, de vertiges, et j'ai refusé tout net de faire cours", raconte Catherine à France Bleu Normandie.

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Cette professeure d'anglais est "allée voir le principal du collège", qui a compris sa décision. "Lui n'était pas en mesure de fermer parce qu'il dépendait d'autorités supérieures, mais il a appelé tous les parents des élèves pour qu'ils viennent chercher leurs enfants car ils étaient pris de vertiges, de nausées. Il y en a qui se sentaient vraiment très mal", raconte-t-elle.

L'inspection académique a promis au principal de l'établissement d'envoyer un médecin pour voir les conditions sanitaires. "Quand je suis partie du collège à 10h, le médecin n'était toujours pas arrivé", déplore Catherine.