Incendie de Lubrizol : des "fiches réflexes" distribuées pour assister les gendarmes et policiers dans leur enquête

Ces "fiches" vont permettre aux enquêteurs de collecter des informations importantes auprès des riverains auditionnés. 

L\'usine chimique de Lubrizol, à Le Petit-Quevilly, près de Rouen, le 27 septembre 2019.
L'usine chimique de Lubrizol, à Le Petit-Quevilly, près de Rouen, le 27 septembre 2019. (LOU BENOIST / AFP)

Selon les informations recueillies par franceinfo, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) distribue cette semaine des "fiches réflexes" pour assister les gendarmes et les policiers dans la conduite de leur enquête sur l’incendie de Lubrizol à Rouen. En raison de la particularité de l'affaire, ces "fiches" vont permettre aux enquêteurs du secteur de savoir quels sont les éléments importants à recueillir auprès des riverains qui sont auditionnés.

Pas de prélévèment encore effectué à l'endroit du départ de feu

Un drone de la gendarmerie a par ailleurs pris des clichés pour quadriller la zone incendiée, vendredi 27 septembre. Ces prises de vues vont permettre de fournir des premiers éléments à la police technique et scientifique afin d’établir des priorités pour les interventions à venir près du départ de feu. Pour le moment, aucun prélèvement n’a pu être réalisé à l'endroit où le feu a démarré. 

De son côté, la cellule nationale nucléaire, radiologique, biologique et chimique (C2NRBC) est "pré-alertée". Unité spécialisée de la gendarmerie, cette cellule délivre des conseils techniques et opérationnels. Elle se tient prête pour familiariser les enquêteurs à l’utilisation de la tenue de protection individuelle et doit respecter un protocole précis.

L'enquête élargie à la "mise en danger de la vie d'autrui"

Alors que plusieurs plaintes de particuliers et d’entreprises ont été déposées, l’enquête judiciaire ouverte pour "destructions involontaires par l’effet d’une explosion ou d’un incendie" par le parquet de Rouen a été élargie, samedi 28 septembre, au chef de "mise en danger de la vie d’autrui". La direction centrale de la police judiciaire et la direction de la gendarmerie nationale, avec le soutien des experts de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) et de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), sont co-saisis sur cette enquête.