Incendie de l'usine Lubrizol : qui va payer ?

Une semaine après l'incendie à Rouen (Seine-Maritime) de l'usine Lubrizol, les questions restent nombreuses sur le plan sanitaire, mais également économique. Les commerçants et agriculteurs veulent être indemnisés.

À Rouen (Seine-Maritime), c'est l'un des plus grands centres commerciaux. Il vient de connaitre une semaine catastrophique : baisse de fréquentation de 80% le jour de l'incendie et de 30% depuis. Certains commencent à sortir la tête de l'eau. "Le trafic était quasiment inexistant et en termes de chiffres, je n'en parle pas. On avait une galerie à moitié ouverte", témoigne un commerçant. Une question désormais : qui va payer le manque à gagner ? "Les commerçants sont oubliés dans cette histoire et on n'a pas la possibilité de faire de recours tant que ce n'est pas déclaré en état de 'catastrophe technologique' pour que les assurances puissent nous aider, nous couvrir", regrette un autre.

Un dispositif jamais mis en place

Beaucoup d'élus réclament le classement en "catastrophe technologique" justement. Inscrit dans la loi après l'incendie de l'usine AZF, il n'a jamais été déclenché. Il est en effet très restrictif et implique : des dommages immobiliers, 500 logements rendus inhabitables. Or à Rouen, aucune habitation n'a été évacuée. Pour les éleveurs, le lait finit dans la fosse à purin. Ils seront indemnisés par le ministère de l'Agriculture, mais l'amertume est là.

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Les flammes ravagent une partie de l\'usine Lubrizol, à Rouen, le 26 septembre 2019.
Les flammes ravagent une partie de l'usine Lubrizol, à Rouen, le 26 septembre 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)