Pyrénées-Atlantiques : un jeune homme mis en examen pour destruction volontaire après l'incendie d'Anglet

L'incendie qui avait ravagé 165 hectares à Anglet fin juillet n'était pas d'origine naturelle selon le parquet. 

Deux pompiers lors de l\'incendie à Anglet, le 31 juillet 2020. 
Deux pompiers lors de l'incendie à Anglet, le 31 juillet 2020.  (CHOPIN JEAN DANIEL / MAXPPP)

Une semaine après l'incendie qui a détruit 165 hectares et une trentaine de maisons dans la forêt de Chiberta à Anglet dans les Pyrénées-Atlantiques le 30 juillet dernier, un homme a été placé en garde à vue vendredi 7 août à Bayonne, indique France Bleu Pays Basque. Il a été mis en examen vendredi soir pour destruction volontaire, a indiqué le procureur de Bayonne au cours d'une conférence de presse. 

Déjà convoqué pour l'incendie de son foyer en juin dernier

Il s'agit d'un "jeune de 16 ans du foyer Lanerat, connu des autorités judiciaires pour des faits de vol, placé en foyer, avec une tendance avérée à la pyromanie, qui s'est vanté auprès de ses camarades d'en être l'auteur", a expliqué le procureur. Ce jeune mineur devait être prochainement convoqué par la justice pour des faits de pyromanie, pour un incendie qui s'était déclaré dans la chambre de son foyer le 27 juin dernier.

Concernant l'incendie de la forêt de Chiberta, aucun mégot ou bout de verre n'a été retrouvé sur le tout premier foyer du sinistre, à 100 mètres du stade de rugby d'Orok Bat à Anglet, a précisé le procureur de la République. Il a également dressé le bilan de cet incendie et de l'intervention qui a suivi : 26 personnes ont été hospitalisées dont 16 policiers et 2 pompiers. 25 maisons ont été endommagées.

Un feu d'origine humaine

Dès le lendemain de l'incendie, le parquet de Bayonne avait annoncé que son origine n'était pas naturelle. Il expliquait qu'il n'y avait eu qu'un seul départ de feu, à proximité du stade Orok Bat d'Anglet.

La commune d'Anglet, le département des Pyrénées-Atlantiques et la congrégation des Servantes de Marie sont copropriétaires du massif forestier. Ils ont lancé un diagnostic phytosanitaire pour savoir quels arbres devront être abattus afin de penser ensemble au reboisement, pas forcément avec une seule espèce de pin, comme était configuré jusqu'à présent le Pignada, qui signifie d'ailleurs "la pinède" en gascon.