Incendie mortel à Aubervilliers : la piste criminelle privilégiée

L'incendie d'une cage d'escalier dans un immeuble de Seine-Saint-Denis a causé la mort de deux personnes, samedi soir. Le point sur l'enquête.

Un incendie ravage un immeuble, le 7 juin 2014, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
Un incendie ravage un immeuble, le 7 juin 2014, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). (JOEL ESTIENNE / AFP)

"On privilégie la piste criminelle dans l'état actuel des constatations." La piste criminelle est privilégiée dans l'enquête sur l'incendie qui a fait deux morts et quatre blessés graves, samedi 8 juin, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a indiqué, dimanche, le parquet de Bobigny.

"C'est parti de deux poussettes qui étaient dans un local au rez-de-chaussée", puis l'incendie s'est propagé rapidement jusqu'à la toiture. Une conduite de gaz a fondu sous l'effet de chaleur, expliquant en partie cette vitesse de propagation. Aucune trace d'hydrocarbure n'a été retrouvée sur place, mais "il y a forcément eu un agent extérieur" à l'origine de cet incendie, selon le parquet.

Déjà un incendie criminel en 2013

Ce violent incendie s'est déclenché, vers 20 heures, dans une des cages d'escalier d'un immeuble en brique années 30, situé dans le centre d'Aubervilliers, près de Paris. Deux femmes, âgées de 30 et 40 ans, dont l'une était enceinte, ont trouvé la mort en sautant par la fenêtre pour échapper aux flammes.

En mars 2013, l'immeuble avait déjà un subi un incendie criminel qui avait fait trois morts, des migrants égyptiens qui occupaient un squat. Le principal suspect, un Égyptien d'une trentaine d'années, avait été mis en examen et écroué pour "assassinat" en mai 2013. Il est accusé d'avoir répandu et mis le feu à du liquide inflammable dans ce squat au cours d'une rixe entre occupants.