Violences sexuelles : l'aumônier catholique Guillaume Seguin va être suspendu à titre conservatoire par l'AP-HP

Le prêtre a été sanctionné en 2020 par l'Église pour des agressions sexuelles. Il n'a pas été poursuivi par la justice, les affaires ont été classées sans suite par le parquet de Paris.
Article rédigé par France Info - Willy Moreau
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Entrée de l'hôpital Cochin à Paris, le 27 mars 2020. (?TATIF/WOSTOK PRESS / MAXPPP)

À l'hôpital Cochin, l'aumônier catholique Guillaume Seguin va être suspendu "à titre conservatoire", d'ici le tout début de la semaine prochaine, indique à franceinfo l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). L'homme s'était déjà mis en retrait ce vendredi, après les révélations du journal Le Monde et de Golias, sur le fait qu'il exerce toujours malgré une sanction canonique pour des faits d’agressions sexuelles, une information confirmée par franceinfo, de source proche du dossier. 

"L'AP-HP considère que les conditions de sérénité nécessaires à la poursuite des activités de l’abbé Seguin au sein de l’hôpital Cochin ne sont plus réunies, et prendra pour cela, d'ici le tout début de la semaine prochaine, une mesure de suspension à titre conservatoire", indique l’AP-HP, qui a dans le même temps lancé des discussions avec le diocèse pour régler cette situation.

Sanctionné par l'Église 

En 2015 et 2018, deux personnes ont dénoncé auprès de l’Église des faits d’agressions sexuelles pendant des confessions. Suite à cela, en 2020, Guillaume Seguin a été sanctionné. Il ne peut plus exercer d’accompagnement spirituel ni confesser en tant qu’aumônier pendant 5 ans, sauf à l’hôpital Cochin. Une sanction que ni le diocèse de Paris, ni la Conférence des évêques de France ne souhaitent commenter. Ces faits ont fait l’objet d’un signalement auprès du parquet de Paris en 2019 mais ont été classés sans suite en décembre 2020.

Les aumôniers salariés comme Guillaume Seguin sont payés par l’hôpital et font partie du personnel. Les cultes peuvent retirer la lettre de missions à chaque aumônier (celle qui leur donne le droit de confesser auprès des malades), entraînant de facto un licenciement. Toujours selon les informations de franceinfo, la possibilité de retirer cette lettre de mission à Guillaume Seguin est étudiée. 

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