Hommes tués sur le Pont-Neuf à Paris : le policier tireur mis en examen notamment pour "homicide volontaire"

Il devra en outre se soumettre à une obligation de soins.

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Des officiers sécurisent le Pont-Neuf après qu'un policier a ouvert le feu sur une voiture, tuant deux de ses occupants, à Paris, le 25 avril 2022. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le policier qui a tué dimanche deux hommes, soupçonnés d'avoir forcé un contrôle, en tirant sur leur voiture près du Pont-Neuf à Paris, a été mis en examen mercredi 27 avril notamment du chef "d'homicide volontaire à l'égard du conducteur du véhicule", a appris franceinfo de source judiciaire.

Le policier a également été mis en examen pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner" à l'égard du passager avant, et du chef "de violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l'autorité publique" à l'égard du passager arrière. La légitime défense n'a pas été retenue.

Obligation de soins

Ce gardien de la paix âgé de 24 ans a en outre été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire, interdiction de paraître à Paris, et interdiction de contact avec le service de police auquel il appartient pendant six mois. Il lui est également interdit d'exercer toute fonction de policier impliquant un contact avec le public, de porter une arme, et d'entrer en contact avec les victimes. Il devra en outre se soumettre à une obligation de soins.

Le conducteur de la voiture, âgé de 25 ans, retrouvé inerte au volant, et son passager avant, 31 ans, découvert allongé sur le sol à droite de la voiture, sont morts sur place. Le passager arrière, âgé de 42 ans, avait été blessé au bras et hospitalisé.

Le policier ayant tiré, membre d'un groupe d'appui de nuit au sein de la Compagnie de sécurisation de la cité (CSC), se trouvait en garde à vue depuis lundi, interrogé par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Les syndicats soutiennent le policier

Sans surprise, les syndicats de police ont apporté leur soutien au gardien de la paix mis en examen. "Les policiers ont souvent quelques secondes pour réagir et prendre une décision parfois vitale", a réagi dans un communiqué Unité SGP Police, qui rappelle que le policier "est présumé innocent"

Alliance, qui voit dans cette mise en examen une "décision inadmissible", "ne peut accepter que notre collègue soit la victime du système judiciaire", écrit le syndicat dans un communiqué. "Lorsqu'un véhicule fonce délibérément sur [les] collègues, la loi sécurité publique (usage des armes) doit s'appliquer", martèle encore le syndicat.

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