Heurts à Nantes : "Des bouteilles d'acides" contre les CRS

Henri-Michel Comet, le préfet de Loire-Atlantique, a pris la parole sur France Info, alors que des heurts entre casseurs et forces de l'ordre ont lieu à Nantes pendant plusieurs heures ce samedi. Il en a appelé à un retour au calme rapide.

(Selon le préfet de Loire-Atlantique, certains manifestants "cherchent l'affrontement avec les forces de l'ordre" © Maxppp)

Entre 15h30 et 20h, des affrontements ont eu lieu à Nantes en marge de la manifestation en hommage à Rémi Fraisse. Six personnes ont été blessées, dont "deux policiers ", selon Henri-Michel Comet, le préfet de Loire-Atlantique, plusieurs manifestants "ont été interpellés ", principalement pour des jets d'objets et "port d'armes ". Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a précisé dans la soirée que 21 "casseurs" avaient été interpellés à Nantes et 13 à Toulouse.

EN IMAGES  ►►► Mort de Rémi Fraisse : heurts à Nantes, cinq blessés

Le préfet explique que "200 à 300 " personnes sont "venues chercher l'affrontement " avec les forces de l'ordre. Ces jeunes "cherchent l'affrontement au point de jeter des bouteilles remplies d'acide ". Un policier a été blessé "par l'une de ces bouteilles ", et a été touché à la main. Ces incidents ont eu lieu au centre-ville de Nantes, principalement sur un boulevard.

Ils "cherchaient l'affrontement avec les forces de l'ordre" (Henri-Michel Comet, préfet de Loire-Atlantique)

Environ 400 policiers étaient mobilisés pour "faire face à ces personnes " et ils répondaient avec "des gaz lacrymogènes ", raconte Henri-Michel Comet, tout en précisant que des "grenades defensives avaient été utilisées juste à l'instant " parce que les gendarmes étaient en état de "légitime défense ".

Sur France Info, la maire de Nantes, Johanna Rolland, a estimé que "cette situation" était "inacceptable ". "Ce n'est pas un hommage (à Rémi Fraisse ndlr) mais une provocation ". Les casseurs sont venus "dans l'unique intention de vandaliser, de terroriser et d'affronter les forces de l'ordre ".

Ces jeunes "cherchent l'affrontement au point de jeter des bouteilles remplies d'acide" (Henri-Michel Comet, le préfet de Loire-Atlantique)
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