Forcené abattu à Échirolles : la garde à vue des cinq policiers est levée

Cinq policiers d'Échirolles, près de Grenoble en Isère, étaient en garde à vue ce samedi, après avoir avoir abattu un forcené qui les aurait menacés avec une machette. La garde à vue est levée mais une enquête pour homicide volontaire est ouverte.

Cinq policiers d\'Échirolles, près de Grenoble en Isère, ont été placés en garde à vue samedi 29 octobre, après avoir abattu la veille un forcené de 52 ans qui les aurait menacés avec une machette.
Cinq policiers d'Échirolles, près de Grenoble en Isère, ont été placés en garde à vue samedi 29 octobre, après avoir abattu la veille un forcené de 52 ans qui les aurait menacés avec une machette. (CHRISTOPHE AGOSTINIS / MAXPPP)

La garde à vue des cinq policiers qui ont abattu un homme vendredi soir à Échirolles, près de Grenoble, a été levée à 14 heures, samedi 29 octobre, a confirmé le parquet à France Bleu Isère. 

Une enquête pour homicide volontaire est ouverte. Les policiers affirment avoir agi en état de légitime défense. L'IGPN, la police des polices, a été saisie de l'enquête.

Les cinq policiers ont tué un homme de 52 ans qui les avait menacés avec une arme qui s'est avérée être un pistolet d'alarme. Les policiers sont intervenus après avoir été prévenus par un voisin. Le forcené, âgé de 52 ans, était ivre et frappait sur des voitures dans sa rue en plein quartier résidentiel d'Échirolles, tout près de l'hôpital Sud. Son voisin est sorti pour lui demander d'arrêter, mais l'homme l'a menacé avec une arme de poing.

L'homme est mort sur le coup

Vers 20h, deux équipages de police se sont donc rendus sur place, munis de boucliers balistiques. Les cinq policiers ont découvert l'homme très excité dans son jardin, brandissant une machette. Ils lui ont demandé de lâcher cette arme, ce que l'homme a fait avant de se saisir d'un pistolet d'alarme, caché dans son pantalon, et de viser les policiers avec.

Quatre des cinq agents ont alors ouvert le feu avec leur arme de service, le cinquième avec un fusil d'assaut. Le forcené a été touché par plusieurs balles et est mort sur le coup.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un témoin, interrogé par l'IGPN, confirme la version des policiers.