Affaire Elisa Pilarski : le compagnon de la jeune femme enceinte tuée en 2019 a été mis en examen pour "homicide involontaire"

Christophe Ellul a été placé sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet de Soissons.

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France Télévisions
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La juge d'instruction et des témoins se rendent sur les lieux de la mort d'Elisa Pilarski, dans la forêt de Retz (Aisne), le 12 février 2020. (MAXPPP) (MAXPPP)

L'enquête sur la mort d'Elisa Pilarski vient de connaitre un nouveau rebondissement.  Le compagnon de la jeune femme de 29 ans, morte de morsures canines dans une forêt de l'Aisne fin 2019 où elle promenait Curtis, le chien de ce dernier, a été mis en examen jeudi 4 mars pour "homicide involontaire", a annoncé le parquet de Soissons.

Christophe Ellul a été mis en examen "pour avoir par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (...) involontairement causé la mort" de sa compagne, selon un communiqué du procureur de la République, Julien Morino-Ros.

Placé sous contrôle judiciaire

Christophe Ellul a été laissé libre sous contrôle judiciaire avec l'interdiction d'entrer en contact avec les membres de la famille d'Elisa Pilarski, constituée partie civile. Il s'agit de la première mise en examen dans ce dossier très médiatisé. "L'instruction va maintenant se poursuivre, étant précisé que des recours sont actuellement en cours devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens, s'agissant de demandes d'actes formulées notamment par la famille de madame Elisa Pilarski", poursuit le magistrat.

Il rappelle que "c'est à l'issue de l'information judiciaire qu'il sera décidé des suites qu'il conviendra de donner à cette affaire et de saisir ou non le tribunal correctionnel aux fins de jugement". Elisa Pilarski, âgée de 29 ans et enceinte, avait été retrouvée morte dans une forêt de l'Aisne, à Saint-Pierre d'Aigle le 16 novembre 2019, où elle promenait Curtis, à proximité d'une chasse à courre, après "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures", selon l'autopsie.

Christophe Ellul a toujours clamé l'innocence de son chien, désignée par l'accusation comme un American Pitbull Terrier, provenant d'un élevage des Pays-Bas et introduit illégalement en France par son acquéreur. 

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