Colis piégé à Lyon : le suspect avait réalisé des achats en ligne de produits permettant de fabriquer l'engin explosif

Le suspect s'est procuré divers produits, dont de l'eau oxygénée et de l'acétone, permettant de confectionner le TATP, un explosif très instable utilisé dans l'attaque de Lyon.

(JEFF PACHOUD / AFP)

Parmi les éléments qui ont permis de remonter jusqu'au suspect de l'explosion d'un colis piégé à Lyon vendredi 24 mai, qui a fait 13 blessés légers, figurent plusieurs achats que l'individu a réalisés sur internet.

Selon les informations de franceinfo lundi 27 mai, l'homme s'est ainsi procuré divers produits, dont de l'eau oxygénée et de l'acétone, permettant de confectionner le TATP, un explosif très instable utilisé dans l'attaque de Lyon. Selon les informations de France 2, des piles ont également permis de remonter jusqu'à lui. Dans ce travail sur les débris de l'engin explosif, le travail de la police technique et scientifique a été déterminant.

Près de 300 appels téléphoniques exploités par les enquêteurs dans les heures qui ont suivi l'explosion du colis piégé, ainsi que les nombreuses heures de vidéosurveillance examinées, ont aussi contribué à retrouver l'individu.

Le suspect peu coopératif en garde à vue

L'individu qui a été placé en garde à vue lundi est un homme de 24 ans, né en Algérie. Il restait souvent chez lui, dans l'appartement familial d'Oullins, une commune située au sud-ouest de Lyon.

Le suspect a été présenté lundi par Gérard Collomb, le maire de Lyon, comme un étudiant en informatique dans une école lyonnaise. Mais, selon le directeur de l'établissement, joint par franceinfo, l'homme n'était que préinscrit. En 2017, il n'était pas allé au bout de son inscription à cause d'un problème de visa avec le consulat de France à Oran, en Algérie.

Selon les informations de franceinfo, le jeune suspect s'est montré très peu coopératif lors de ses premières heures de garde à vue. Ses motivations restent encore inconnues. Ses parents et son petit frère sont eux aussi interrogés par les enquêteurs. Leurs gardes à vue peuvent durer quatre jours.