Eure : un homme a tenté de pénétrer armé dans une base militaire

L'individu est suspecté d'avoir voulu faire un repérage autour de la base militaire d'Evreux. 

L\'individu a été interpellé dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 mai 2017, aux abords de la base militaire d\'Evreux (Eure). 
L'individu a été interpellé dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 mai 2017, aux abords de la base militaire d'Evreux (Eure).  (MAXPPP)

Un homme soupçonné de radicalisation a été interpellé dans la nuit de jeudi à vendredi 5 mai aux abords de la base militaire aérienne 105 d'Evreux (Eure). Il a tenté de pénétrer sur le site militaire, armé, selon les informations de franceinfo. 

"Radicalisé et psychologiquement instable"

L'homme est un ancien militaire de l’armée de terre "radicalisé et psychologiquement instable", précise une source judiciaire de franceinfo. Il était connu de la police depuis 2014, mais, contrairement à ce que de premières informations avaient indiqué, il n'était pas fiché S.

L'homme de 34 ans est venu en voiture et a essayé, sans succès, de franchir à pied la double enceinte de la base, armé d’un fusil à pompe, d’un revolver et de munitions. Il a été interpellé par les forces de l’ordre alors qu’il regagnait son véhicule. D'autres armes ont été découvertes un peu plus tard, cachées dans un fourré, toujours selon les informations de franceinfo.

Une clé USB retrouvée dans sa voiture

C’est sa voiture garée à proximité de la base, clés sur le contact, qui a donné l’alerte. A bord, les forces de l’ordre ont trouvé un exemplaire du Coran et au moins une cartouche de fusil. Une clé USB a également été retrouvée à l'intérieur du véhicule, selon les informations de franceinfo. Le suspect affirme qu'elle renferme du contenu lié au groupe jihadiste Etat islamique. La clé USB n'a toutefois pas encore été analysée par les enquêteurs.

Selon France Bleu Normandie, l’homme était originaire de la région. Après avoir longtemps vécu à Rouen, il vivait toujours en Seine-Maritime. Son domicile est perquisitionné depuis vendredi matin. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête.