Alerte enlèvement : l'enfant retrouvé sain et sauf, son ravisseur présumé en garde à vue

La police recherchait activement dimanche le petit Rifki, un garçon de quatre ans d'origine comorienne, enlevé samedi après-midi à Rennes.

Le petit Rifki est accompagné par des gendarmes en gare de Libourne (Gironde), le 16 août 2015, après avoir été enlevé pendant plus de 25 heures par un ravisseur.
Le petit Rifki est accompagné par des gendarmes en gare de Libourne (Gironde), le 16 août 2015, après avoir été enlevé pendant plus de 25 heures par un ravisseur. (MAXPPP)

Rifki est "sain et sauf". L'enfant de 4 ans enlevé samedi à Rennes (Ille-et-Vilaine) a été retrouvé, dimanche 16 août, à Libourne (Gironde), a annoncé le procureur de la République de Rennes. Son ravisseur présumé qui l'accompagnait a été arrêté, et placé en garde à vue. Une alerte enlèvement avait été déclenchée dimanche matin pour retrouver ce garçon d'origine comorienne, enlevé samedi après-midi sur la place de la mairie de Rennes.

Identifié dans un train par un voyageur

C'est grâce à ce dispositif, lancé pour la 16ème fois et efficace jusqu'ici à 100%, que le petit garçon a été retrouvé. Rifki se trouvait à bord du TGV 8411 reliant les gares de Paris-Montparnasse et de Bordeaux Saint-Jean. C'est en gare de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), près de Tours, que l'un des passagers du train a reconnu l'enfant et appelé la police nationale, a expliqué un porte-parole de la SNCF. Le garçon était accompagné par son ravisseur présumé, un certain Ahmed, un homme hébergé par l'oncle de Rifki, tout comme le garçonnet et sa mère. 

Les policiers ont transmis l'information aux gendarmes qui sont intervenus, peu avant 14h30, en gare de Libourne, près de Bordeaux. A bord du TGV, les contrôleurs ont été prévenus de l'opération. "C'était une intervention délicate, dans un environnement où il y avait beaucoup de monde", a raconté le maire PS de Libourne, Philippe Buisson.

Rifki "est en en bonne santé apparente"

Le garçonnet "est en en bonne santé apparente", mais il "va être examiné par des médecins", a précisé le procureur. Devant le commissariat de police de Rennes, une quinzaine de personnes de la communauté comorienne ont manifesté leur joie après l'annonce du procureur. Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a également réagi.