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Vidéo Marseille : "La colère a succédé à la tristesse" : ils s'indignent de l'abandon des quartiers populaires par les dirigeants politiques de la ville

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Après l’effondrement de deux immeubles, qui a causé la mort de huit personnes, une "marche de la colère" était organisée, ce mardi 14 novembre, à Marseille. Brut s’est rendu sur place.
BRUT
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Après l’effondrement de deux immeubles, qui a causé la mort de huit personnes, une "marche de la colère" était organisée, ce mardi 14 novembre, à Marseille. Brut s’est rendu sur place.

La marche de la colère dégénère. Une dizaine de jours après l’effondrement des numéros 63 et 65 de la rue d’Aubagne, qui a causé la mort de huit Marseillais, plusieurs milliers d’entre eux ont défilé, "en colère", jusqu’à l’hôtel de ville. Une manifestation électrique, rythmée par des affrontements avec les forces de l’ordre, à laquelle Rachida a participé. "La colère a succédé à la tristesse et en même temps, on ne peut pas oublier les âmes qui sont parties à cause d’une incompétence de notre maire", s’indigne-t-elle.

S’intéresser davantage aux quartiers populaires

Pour cette mère de famille, la vétusté de ces immeubles est loin d’être un cas isolé. Elle déplore notamment que de nombreux quartiers populaires soient laissés à l’abandon par les dirigeants politiques de la ville, malgré de nombreux avertissements. "Il y a beaucoup d’écoles qui sont délabrées, il y a des appartements qui sont délabrés et ces histoires d’effondrements ne sont pas encore terminées", estime-t-elle. "Les citoyens ont avisé, que ce soient les syndics ou les mairies, de la vétusté des appartements et du risque. Ils n’en ont pas tenu compte." Depuis le drame du quartier de Noailles, des élus de la ville et le maire, Jean-Claude Gaudin (LR), sont visés par de nombreuses critiques de la part des habitants. Une enquête a par ailleurs été ouverte afin de déterminer leur part de responsabilité dans l’accident. Malgré tout, Jean-Claude Gaudin a affirmé qu’il ne démissionnerait pas.

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