Deux personnes emprisonnées pour avoir visionné et fait fuiter des images de l'autopsie d'Emiliano Sala

Sherry Bray et Christopher Ashford ont été condamnés à des peines de prison de quatorze et cinq mois.

Le cercueil d\'Emiliano Sala, le 16 février 2019 à Progreso (Argentine).
Le cercueil d'Emiliano Sala, le 16 février 2019 à Progreso (Argentine). (MARIO DE FINA / DPA / AFP)

Deux personnes ont été condamnées, lundi 23 septembre, par un tribunal britannique à des peines de prison pour avoir illégalement accédé aux images de l'autopsie du footballeur argentin Emiliano Sala, mort en janvier dans un accident d'avion. Une femme de 49 ans, Sherry Bray, et un homme de 62 ans, Christopher Ashford, qui comparaissaient devant le tribunal de Swindon (sud-ouest de l'Angleterre), ont été condamnés à des peines d'emprisonnement de respectivement quatorze et cinq mois.

Ils étaient accusés d'avoir illégalement accédé, par "curiosité morbide", aux images de vidéosurveillance de la morgue de Bournemouth. Sherry Bray, directrice d'une société de vidéosurveillance, était accusée d'avoir envoyé à sa fille une photo d'Emiliano Sala tirée de son examen post-mortem les 9, 10 et 11 février, et d'avoir entravé le cours de la justice en effaçant l'image de son téléphone portable. Le cliché avait ensuite été largement partagé sur les réseaux sociaux.

La famille très choquée

Sherry Bray avait aussi encouragé Christopher Ashford, un employé de sa société, à visionner les images de l'examen post-mortem de Sala, ce qu'il aurait fait à six reprises, et à "effacer les photos". Le duo, qui avait été arrêté le 18 février, avait plaidé coupable. La famille du footballeur argentin avait été vivement choquée par la diffusion de la photo d'Emiliano Sala à la morgue.

L'attaquant du FC Nantes de 28 ans, qui avait été transféré vers le club de Cardiff (Pays de Galles), a péri quand son avion s'est abîmé dans la Manche le 21 janvier. Son corps avait été retrouvé dans la carcasse de l'appareil, le 6 février, à 67 mètres de profondeur, et autopsié le 7 février. Quelques jours plus tard, la police britannique avait appris qu'une photo de la dépouille du footballeur circulait sur Twitter et Instagram.