Des lance-roquettes de l'armée ont été dérobés (puis retrouvés) à bord d'un train de marchandises

Un homme de 23 ans a été mis en examen pour "vol aggravé, détention et transport d'armes de guerre", relate "Le Parisien".

La base militaire de Miramas (Bouches-du-Rhône), le 7 juillet 2015.
La base militaire de Miramas (Bouches-du-Rhône), le 7 juillet 2015. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Un homme a été mis en examen à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) alors qu'il s'apprêtait à vendre quatre lance-roquettes et des munitions militaires dérobées à bord d'un train de marchandises, révèle Le Parisien, samedi 1er juillet. Le matériel avait été dérobé à bord d'un convoi de fret parti dimanche de Miramas, où se trouve le principal établissement militaire de munitions de Provence.

Le suspect observait le rythme des convois

Sur le trajet, des agents de la surveillance générale de la SNCF découvrent qu'un wagon a été ouvert, car les scellés en plomb ont été rompus. Ils constatent la disparition de quatre lance-roquettes antichars et de quatre caisses d'obus, capables de pénétrer les blindages. Aussitôt alertés, les gendarmes parviennent à remonter jusqu'au voleur. Mercredi, à 3 heures du matin, celui-ci est finalement interpellé à son domicile par les enquêteurs épaulés par le GIGN. L'opération a permis de récupérer le matériel militaire.

Jusqu'ici, cet homme avait plutôt pour habitude de se concentrer sur le vol et la revente de matériel hi-fi. Les enquêteurs ne savent pas encore s'il a agi seul, mais ce pilleur de train a vraisemblablement observé "avec attention le rythme des convois de marchandises", explique un proche de l'enquête au Parisien. Quoi qu'il en soit, cette affaire soulève "un problème de sécurité majeur", selon la même source. En effet, elle rappelle que l'armée utilise des trains ordinaires pour transporter ses armes d'une base à une autre.