Crash en Argentine : le frère de Florence Arthaud va déposer plainte

Selon RTL, la plainte vise la société Adventure Line Productions (ALP), productrice de l'émission "Dropped". 

Florence Arthaud, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), avant le départ de la Route du Rhum, le 31 octobre 2014.
Florence Arthaud, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), avant le départ de la Route du Rhum, le 31 octobre 2014. (JEAN-MARIE LIOT / AFP)

Hubert Arthaud avait déjà mis en cause la sécurité sur le tournage de "Dropped". Le frère de la navigatrice Florence Arthaud, tuée le 9 mars dans un accident d'hélicoptère en Argentine sur le tournage de cette émission de télévision, va porter plainte, rapporte Nice-Matin, mercredi 1er avril. Selon RTL, la plainte vise la société de production Adventure Line Productions (ALP). "Aujourd’hui, une instruction est ouverte par le parquet de Paris dont on aura une position d’ici quinze jours. Il y a eu largement erreur. On a privilégié la prise d’images par rapport à la sécurité", a déclaré Hubert Arthaud à l'occasion de l'émission "L'invité de Cannes Radio". 

Lui-même ancien pilote d'hélicoptère, il déplore "qu’on ait mis la vie de dix personnes en danger pour avoir une ligne bénéficiaire en fin de bilan". Il reproche notamment à la production de ne pas avoir fait appel à des pilotes "habitués à la problématique de vol en tandem", pour travailler avec des "hélicopères voués au transport sanitaire [prêtés] par le gouvernement argentin".

Il met en cause le non-respect des règles de sécurité 

"Le copilote a été remplacé par le cameraman, explique Hubert Arthaud à Nice-Matin. Dans un hélicoptère, vous avez une vision à 180°. Sauf que quand vous avez un cameraman qui sort le corps pour filmer et qui ne peut pas juger la distance, car il est derrière sa caméra et qu’il vous dit ‘Vite vite vite il faut y aller’, arrive alors le crash du côté du cameraman."

Dans une interview accordée le 20 mars à BFMTV, il assurait que les règles de sécurité auraient exigé de "faire décoller les deux hélicoptères l'un après l'autre". "Que le premier hélicoptère se mette en [vol] stationnaire, qu'il définisse une altitude de vol avec le deuxième hélicoptère. Qu'il n'y ait pas cette excitation, cette urgence à prendre le plus d'images possibles", avait-il estimé, ajoutant qu'il était alors trop tôt pour évoquer d'éventuelles poursuites judiciaires.