Crash A320 : des "données utilisables" extraites de la boîte noire

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) tenait une conférence de presse, à propos de la première boîte noire retrouvée sur le lieu du crash de l'A320 qui a fait 150 victimes mardi. Des données utilisables ont été extraites, et l'analyse des débris écarte la thèse de l'explosion en vol.

(La première boîte noire retrouvée sur le site du crash de l'A320 © Maxppp)

Des "données audio utilisables " ont été extraites de la première boîte noire, "nous allons pouvoir travailler sur l'accident ", indique mercredi le BEA lors d'une conférence de presse. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses est chargé d'exploiter les données de la boîte noire retrouvée sur le site du crash de l'A320, qui a fait 150 morts mardi entre Digne et Barcelonnette. Son directeur Rémi Jouty espère avoir des premiers éléments d'anlayse à fournir dans les prochains jours. Il est "trop tôt pour en tirer des conclusions '", indique-t-il.

Cette première boîte noire est celle qui enregistre tous les sons de la cabine de pilotage et permet d'entendre les conversations entre le commandant de bord et le pilote, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans la cabine de pilotage, donc d'éventuelles alarmes. Le BEA se dit également "raisonnablement optimiste " sur la recherche de la seconde boîte noire, dont l'enveloppe a été retrouvée, mais pas le contenu, et qui renferme les données de vol (vitesse, altitude, moteur, pannes, etc). 

"L'avion a volé jusqu'au bout"

Concernant d'éventuels éléments sur les causes de l'accident, "à ce stade-là, on ne ferme aucune thèse ", a indiqué le directeur du BEA, précisant que les enquêteurs n'avaient pas "la moindre explication " sur les causes du crash pour l'instant. "A ce stade-là, bien évidemment, nous ne sommes pas en mesure d'avoir la moindre explication ou interprétation sur les raisons qui ont pu conduire cet avion à descendre, et les raisons pour lesquelles il a pu continuer à descendre malheureusement jusqu'au relief, ainsi que les raisons pour lesquelles il ne semble pas avoir répondu aux tentatives de contact du contrôle aérien qui l'interrogeait ", a-t-il indiqué. 

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Sans écarter aucune hypothèse, le directeur du BEA a toutefois estimé que la concentration des débris n'était pas compatible avec une explosion en vol, "l'avion a volé jusqu'au bout ", et que le scénario d'une dépressurisation n'était pas privilégié.

Les explications de Frédéric Beniada, spécialiste des questions aéronautiques sur France Info
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