Chambéry : un père de famille meurt d'un arrêt cardiaque pendant l'expulsion de son logement par la police

L'IGPN, la police des polices, a été saisie pour tenter d'en savoir plus sur les circonstances du drame.

Un père de famille qui s\'opposait à l\'expulsion de sa famille d\'un logement est mort à Chambéry (Savoie).
Un père de famille qui s'opposait à l'expulsion de sa famille d'un logement est mort à Chambéry (Savoie). (GOOGLE MAPS)

Un père de famille, qui s'opposait à l'expulsion de sa famille d'un logement du quartier de Bellevue, à Chambéry (Savoie), est mort mercredi après-midi d'une crise cardiaque après avoir été embarqué par les policiers, a appris France Bleu Pays de Savoie jeudi 4 juillet auprès de la police, confirmant une information de RTL. L'inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, est saisie.

Les faits se sont produits mercredi après-midi, vers 15 heures. Un huissier et des policiers procèdent à l'expulsion d'une famille, pour la troisième fois depuis le mois de juin. La famille y était déjà revenue deux fois. Alors que l'expulsion se passait, selon la police, "dans le calme", le mari est arrivé sur les lieux, le ton est vite monté et l'homme s'est opposé à l'expulsion de sa famille, menaçant de s'en prendre à l'huissier.

Un malaise dans la voiture de police

"Le mari, qui n'était pas sur place au moment de l'arrivée de l'huissier et des policiers, est arrivé très excité et s'est opposé de façon virulente à l'expulsion, affirme Laetitia Philippon, la directrice départementale de la sécurité publique en Savoie. Alors que les policiers le ramenaient au véhicule pour établir une procédure (...), cet individu a fait un malaise dans la voiture de police." 

Selon Laetitia Philippon, les policiers ont alors pratiqué un massage cardiaque et appelé en urgence les pompiers. "Alors que les policiers avaient réussi à faire repartir le pouls de cette personne, il a de nouveau fait un arrêt cardiaque et est malheureusement décédé sur place."

La famille de la victime a été prise en charge et une enquête de l'IGPN a été ouverte. Un soutien psychologique a également été mis en place pour les policiers qui ont participé à cette opération.