"Ça va très vite et beaucoup trop loin", dénonce l'avocat d'un des Français accusés de viol collectif en Espagne

Une jeune Norvégienne accuse cinq Français de l'avoir violée dans une station balnéaire espagnole.

Cinq jeunes Français ont été interpellés le 7 août 2019 à Benidorm en Espagne.
Cinq jeunes Français ont été interpellés le 7 août 2019 à Benidorm en Espagne. (MANUEL LORENZO / EFE)

"Ça va très vite et beaucoup trop loin", a réagi sur franceinfo, jeudi 8 août, Frédéric David, l'avocat d'un des cinq jeunes Français soupçonnés d'un viol collectif en Espagne. Il affirme que son client "conteste de manière catégorique la notion de viol, qu'il soit collectif ou individuel". En revanche, le jeune confirme "des contacts via le réseau social Tinder" et un rapport sexuel "consenti"Une Norvégienne de 20 ans assure qu'elle a été violée par un groupe de Français, âgés de 18 et 19 ans, dans un logement touristique de la station balnéaire de Benidorm, au sud-est du pays.

"Mon client est un garçon complètement bouleversé par ce qui lui arrive. Il veut absolument être entendu pour donner sa version", explique Frédéric David. L'avocat regrette que "des rapprochements et des raccourcis" soient "immédiatement faits avec l'affaire de 'la meute' à Pampelune". Plusieurs médias espagnols font effectivement référence au viol collectif d'une jeune fille de 18 ans par cinq Espagnols à Pampelune en 2016, détonateur d'une grande mobilisation féministe en Espagne. "Le contexte espagnol est très difficile", avoue l'avocat sur franceinfo.

"Avant même que la justice ne soit passée, on commence à parler de viol collectif, de cinq 'prédateurs' français, poursuit Frédéric David, je trouve cela très dommageable pour la défense des droits et libertés individuelles." L'avocat au barreau de Toulouse conclut : "Je crois comprendre que la montagne va accoucher d'une souris".