Bugaled Breizh : les juges annoncent la fin de l'instruction

L'avocat des familles va réclamer une investigation complémentaire

L\'épave du chalutier \"Bugaled Breizh\" mis à sec à Brest (Finistère) pour les besoins de l\'enquête, le 15 juillet 2004.
L'épave du chalutier "Bugaled Breizh" mis à sec à Brest (Finistère) pour les besoins de l'enquête, le 15 juillet 2004. (MARCEL MOCHET / AFP)

La fin de l'enquête est officielle, mais l'avocat des familles ne renonce pas. Les juges nantais chargés d'enquêter sur le naufrage inexpliqué du chalutier breton Bugaled Breizh, en 2004, ont notifié jeudi 4 juillet la fin de l'instruction aux parties civiles. Une demande d'investigation complémentaire va cependant être déposée par leur avocat, Christian Bergot.

Comme l'écrivait le Télégramme, qui a annoncé la nouvelle : "pour la justice et en l'état actuel des choses, il n'y a plus aucune raison de poursuivre l'enquête". Mais les familles ne renoncent pas à chercher à comprendre les causes du naufrage qui a fait cinq morts en quelques secondes, le 15 janvier 2004, au large du cap Lizard, au sud-ouest de l'Angleterre.

Demande d'enquête sur un sous-marin américain

Ainsi que la loi le lui permet dans un délai de trois mois, leur avocat va déposer une demande d'investigation complémentaire en lien avec la thèse, avancée par un expert, de la présence d'un sous-marin américain dans la zone au moment du drame. Il s'agit ainsi, selon l'avocat Christian Bergot, de demander aux juges d'instruction d'interroger l'Etat américain, dont dépendait ce submersible.

Le drame a eu lieu dans zone où se déroulaient au même moment des manœuvres navales de l'Otan et de la marine britannique, impliquant des sous-marins de diverses nationalités. En dépit de l'enquête du BEA Mer, qui a conclu en 2006 à un accident de mer, la responsabilité d'un sous-marin reste la thèse privilégiée par de nombreux marins et des avocats. Le submersible aurait accroché les funes (câbles reliant le bateau à son chalut) du Bugaled, l'entraînant par le fond.