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Braquage d'un convoyeur de fonds en Suisse : "Nous n'avons aucune protection", déplore un syndicaliste

Philippe Ferrero du syndicat Sud-Transport de fonds regrette samedi sur franceinfo que les convoyeurs de fonds n'aient pas la formation et les moyens suffisants pour faire face au grand banditisme. 

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Radio France
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Un fourgon de convoi de fonds (photo d'illustration). (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Alors que de faux plombiers ont réussi à dérober plusieurs millions d'euros en kidnappant jeudi la fille d'un convoyeur de fonds à Lyon, retrouvée saine et sauve après rançon, Philippe Ferrero chargé de la communication du syndicat Sud-Transport de fonds s'alarme samedi 10 février sur franceinfo d'un scénario rocambolesque.

"Avant c'était des braquages à l'arme lourde, maintenant les malfaiteurs ont trouvé le moyen de faire autrement, explique Philippe Ferrero. Cela a évolué de leur côté mais pas du nôtre", regrette-t-il. "On n'a aucune protection. Vous partez tous les jours de chez vous ne savez pas si vous allez rentrer."

"Les employeurs privilégient les économies"

Le syndicaliste dénonce l'absence de formations et le manque de moyens dans la profession : "Nous sommes très mal formés, voire pas du tout, à ce type de situations. On a un métier très difficile et le danger est quotidien." Or, selon lui, "les employeurs privilégient les économies à la sécurité."

"On a peur qu'il y ait des morts" un jour, ajoute le syndicaliste. "On n'a plus les équipements adaptés : ils sont dans un état déplorable, surtout les camions", explique Philippe Ferrero, pointant notamment des défaillances du "système de géolocalisation" des fourgons.

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