Mosquée de Bayonne : ce que le suspect a dit aux enquêteurs

Claude Sinké, suspecté d'être l'auteur de l'attaque à la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), lundi 28 octobre, dit avoir voulu venger l'incendie de Notre-Dame de Paris. Les enquêteurs s'interrogent sur son état psychique.

FRANCE 2

Devant les enquêteurs, Claude Sinké, 84 ans, reconnaît avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), lundi 28 octobre. Après plus de 24 heures de garde à vue, il avance un mobile. "Il explique son geste par sa volonté de venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en affirmant que l'incendie de cet édifice a été provoqué par des membres de la communauté musulmane", rapporte Marc Mariée, procureur de la République de Bayonne. Une thèse complotiste qui circule dans certains milieux d'extrême droite. L'homme nie avoir voulu tuer des fidèles. Selon lui, il aurait même repéré les lieux pour mettre le feu à un moment où la mosquée était peu fréquentée. À son arrivée devant la mosquée, lundi, Claude Sinké est pourtant armé d'un revolver. Dans sa voiture, les enquêteurs retrouveront aussi une bombonne de gaz et un chargeur d'arme.  

L'expertise psychiatrique n'a pas encore livré ses conclusions  

Après avoir tenté d'incendier la porte de la mosquée, l'assaillant ouvre le feu sur deux hommes. L'un d'eux est alors au volant de sa voiture. Claude Sinké le rattrape, asperge son véhicule d'essence et y met le feu alors que sa victime est toujours à l'intérieur. Pour la communauté musulmane de Bayonne, il avait clairement la volonté de faire des victimes. Mais l'homme est-il responsable des actes dont il est accusé ? Mardi après-midi, il a été examiné par un psychiatre, dont les conclusions ne sont pas encore connues. Dans son voisinage, cet ancien candidat du Front national était connu pour ses propos racistes et antimusulmans. Le parquet antiterroriste doit annoncer dans les prochaines heures s'il se saisit ou non de cette affaire. Les deux blessés, eux, sont mardi soir toujours hospitalisés, mais dans un état stable.

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Une voiture de police garée devant le portail fermé de la mosquée de Bayonne, le 29 octobre 2019, au lendemain de l'attaque dans laquelle deux personnes ont été blessées par balles. (IROZ GAIZKA / AFP)