Attaque contre le domicile du maire de L'Haÿ-les-Roses : une information judiciaire ouverte, notamment pour tentative d'assassinat

C'est le parquet de Créteil (Val-de-Marne) qui a annoncé l'ouverture de cette information judiciaire. Il a précisé que deux juges d'instruction vont enquêter sur cette attaque à la voiture-bélier.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
L'entrée du domicile du maire de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), le 2 juillet 2023, après l'attaque-bélier. (NASSIM GOMRI / AFP)

Une information judiciaire, notamment pour tentative d'assassinat, a été ouverte, mercredi, après l'attaque à la voiture-bélier survenue début juillet au domicile du maire de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), a annoncé, dimanche 23 juillet, le parquet de Créteil à l'AFP. Les chefs de destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes en bande organisée et de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime ont également été retenus. Le dossier sera instruit par deux magistrats, a ajouté le parquet.

Un véhicule enflammé a été précipité sur le pavillon du maire Vincent Jeanbrun (LR) dans la nuit du 1er au 2 juillet, alors que des violences urbaines avaient lieu dans toute la France à la suite de la mort de Nahel, tué par un policier le 27 juin lors d'un contrôle routier à Nanterre (Hauts-de-Seine). Présente dans la maison, l'épouse de l'élu, la conseillère départementale Mélanie Nowak, s'est blessée en prenant la fuite avec ses deux jeunes enfants. Elle a dû être hospitalisée. Une marche de soutien au maire et à sa famille, réunissant des élus et des habitants, avait eu lieu le 3 juillet, dans cette ville d'un peu plus de 30 000 habitants au sud de Paris et devant de nombreuses mairies.

Une enquête avait été ouverte par le parquet et confiée à la police judiciaire, d'abord pour tentative d'assassinat avant d'être élargie aux chefs d'association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et de destruction de bien par incendie en bande organisée. C'est dans ce cadre que douze personnes ont été arrêtées le 12 juillet et placées en garde à vue. Puis ces personnes ont toutes été remises en liberté le lendemain, sans poursuites à ce stade.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.