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Une enseignante suspendue à Bobigny pour des propos complotistes sur les attentats

L'enseignante a développé une lecture complotiste de la tuerie de "Charlie Hebdo" devant ses élèves de bac professionnel.

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France Télévisions
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Les propos ont été tenus devant des élèves du Campus des métiers et de l'entreprise, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). (MAXPPP)

Les élèves n'en ont pas cru leurs oreilles lorsqu'ils ont entendu l'une de leurs enseignantes tenir des propos complotistes sur l'attaque qui a décimé Charlie Hebdo. Elle a été mise à pied, jeudi 15 janvier, par la direction du Campus des métiers de l'entreprise, le centre de formation professionnelle où elle enseigne, révèle Le Monde.

Au lendemain de la grande marche républicaine, lundi, l'enseignante organise une discussion sur les attentats survenus la semaine précédente à Paris dans le cadre de son cours de "droit-économie dans la formation de vente".

"Un coup d'Etat pour supprimer la religion musulmane"

L'enseignante, dont Le Monde préserve l'anonymat, multiplie les théories du complot. Concernant la tuerie à Charlie Hebdo, elle évoque "le flic soi-disant mort" et relève qu'"on n'a pas vu les corps des journalistes". D'ailleurs, poursuit-elle, "vous trouvez pas ça bizarre qu'il en manquait un à la réunion ?" Pour elle, pas de doute, la tuerie n'était pas un attentat mais "un business, un coup d'Etat pour supprimer la religion musulmane". De toute façon, selon elle, "la religion musulmane autorise de tuer pour défendre la religion".

La professeure a d'abord nié avoir tenu ces propos, mais la direction de l'établissement a formellement reconnu sa voix sur l'enregistrement réalisé par l'un des élèves. Contactée par Le Monde, l'enseignante s'offusque : "Cette mise à pied, au vu de ce que je suis, c’est honteux. Je ne vais jamais à la mosquée, je ne sais même pas faire la prière. Ce sont les élèves qui ont engagé le débat. Je n’ai tenu aucun propos déplacé. Ceux qui ont été reproduits, dont je n'ai pas eu connaissance, ont été sortis de leur contexte."

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