Un projet d'attentat contre la base navale de Toulon a été déjoué

Le suspect agissait en coordination avec un membre du groupe jihadiste Etat islamique, selon Canal+ et "Le Monde".

Vue de Toulon, où exerçait \"la mère Teresa des HLM\"
Vue de Toulon, où exerçait "la mère Teresa des HLM" (MOIRENC CAMILLE / HEMIS.FR / AFP)

Les autorités françaises ont déjoué un projet d'attentat visant des militaires de la marine nationale à Toulon. L'arrestation par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) d'un suspect de 25 ans a eu lieu le 29 octobre, a annoncé mardi 10 novembre le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, confirmant une information du "Petit Journal" de Canal+.  

Selon l'émission, le suspect, de nationalité française, agissait ici en coordination avec un membre du groupe jihadiste Etat islamique. Il a été mis en examen le 2 novembre, pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, et écroué, précise BFMTV. 

Un homme surveillé depuis un an

"C'est un individu qui était potentiellement dangereux" et "était suivi depuis un an par la DGSI", a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, sur i-Télé mercredi 11 novembre. L'homme a été écroué après avoir tenté de se procurer des armes pour attaquer la base navale de Toulon, a indiqué de son côté Bernard Cazeneuve dans un communiqué. 

"Placé sous surveillance depuis un an en raison de sa radicalisation et de son soutien public aux thèses jihadistes, cet individu avait cherché à se procurer du matériel pour passer à l'acte", a-t-il détaillé. Il a par ailleurs indiqué que la DGSI avait déjà procédé à 370 interpellations dans le cadre de la lutte antiterroriste, et revient sur cette arrestation dans une interview à France 2.

FRANCE 2

Un poignard et deux cagoules

L'arrestation du jeune homme a été déclenchée par deux colis suspects. Le Toulonnais désormais derrière les barreaux avait reçu un poignard et deux cagoules, par colis. "L'un des deux colis était éventré, laissant apparaître un couteau de combat et une cagoule noire. C'est sur ces infos que les policiers l'ont arrêté", explique le journaliste du "Petit Journal". 

Selon cette source, le jeune homme a indiqué après son interpellation que son souhait premier était de partir faire le jihad en Syrie, ce dont il a été empêché par la confiscation de son passeport. Il a décidé "par défaut" d'agir sur le sol français et visait "plutôt la marine nationale". 

Remarqué par son activité intense sur Facebook

Le Monde affirme que "Hakim" s'est fait remarquer par son activité intense sur Facebook, où il postait "des messages virulents de soutien aux combattants de l’Etat islamique (EI) et échangeait avec un jihadiste français, lui aussi originaire de Toulon."

Toujours selon le journal, cet interlocuteur serait "Mustapha Mokeddem, un jeune Toulonnais de 21 ans", qui aurait rejoint la Syrie en 2014 après avoir été emprisonné pour menaces contre Charlie Hebdo en 2012.