Procès des attentats de 2015 : l'audience est de nouveau suspendue jusqu’au lundi 30 novembre

Le procès des attentats de janvier 2015 avait déjà été suspendu trois semaines à cause du Covid-19.

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Radio France
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Le tribunal de Paris où se tient le procès des attentats de janvier 2015, à la Porte de Clichy, le 1er septembre 2020 (photo d'illustration). (MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP)

Le procès des attentats de janvier 2015 a été de nouveau suspendu pour une semaine, lundi 23 novembre. Il avait été déjà interrompu trois semaines à cause du Covid-19. Les avocats n’ont pas trouvé d’accord sur le recours à la visioconférence pour le principal accusé, Ali Riza Polat, victime de symptômes persistants.

"La cour ordonne la prolongation de la suspension du procès jusqu'au lundi 30 novembre", a annoncé le président de la cour d'assises spéciale Régis de Jorna, en estimant que l'usage de la visioconférence, un temps envisagé, n'était à ce stade pas "nécessaire". L'audience est donc suspendue jusqu’au lundi 30 novembre à 9h30.

Les avocats contre la visioconférence

Le président de la cour d'assises spéciale avait dans un premier temps estimé que le recours à la visioconférence était "possible", conformément à une ordonnance prise le 18 novembre par le gouvernement autorisant exceptionnellement, le temps de la crise sanitaire, que l'ultime partie d'un procès criminel - plaidoiries et réquisitions - puisse se dérouler en l'absence physique des accusés. Cette possibilité, laissée à l'appréciation des présidents de cours d'assises, a provoqué lundi un tir de barrage des avocats de la défense comme de ceux des parties civiles.

Lundi matin, une vingtaine d’avocats du Syndicat des avocats de France (SAF) était rassemblés dans la salle des pas perdus du Palais de Justice à Paris. Vendredi, des syndicats de magistrats et d'avocats avaient annoncé qu'ils allaient saisir le Conseil d'État contre cette ordonnance du gouvernement permettant l'usage de la visioconférence.

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