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"Charlie Hebdo" : le FN a-t-il sa place à la "marche républicaine" en hommage aux victimes ?

A l'heure où se prépare une manifestation, prévue dimanche 11 janvier à Paris en hommage aux victimes de l'attaque du journal, les partis dits "républicains" s'interrogent sur l'intégration de l'extrême droite au défilé.

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Un journaliste tient une pancarte "Je suis Charlie" à Pristina (Kosovo), le 8 janvier 2015, en hommage aux victimes de l'attaque de "Charlie Hebdo". (ARMEND NIMANI / AFP)

Le Front national a-t-il sa place dans les hommages à Charlie Hebdo ? A l'heure où se prépare une marche, prévue dimanche 11 janvier à Paris en hommage aux victimes de l'attaque du journal, les partis dits "républicains" s'interrogent sur l'intégration de l'extrême droite au défilé.

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Non, sa présence serait "contraire aux valeurs" de "Charlie Hebdo"

Une réunion de préparation de ce rassemblement doit réunir jeudi après-midi le Parti socialiste, le Parti communiste français, Europe Ecologie-Les Verts, le Mouvement républicain et citoyen, le Parti radical de gauche, le Parti de gauche, l'UMP, l'UDI et le MoDem. Le FN n'a "pour l'instant" pas été convié, explique la présidente frontiste, Marine Le Pen, à l'AFP.

Le député François Lamy, chargé de l'organisation de l'évènement pour le PS, insiste sur le fait que seuls les partis "républicains, qui ne stigmatisent pas et n'agitent pas les peurs", sont invités à préparer le défilé. "Bien sûr que non", le FN ne peut pas défiler dimanche, abonde Eric Coquerel, du Parti de gauche : "On ne doit pas faire une manifestation contraire aux valeurs [de Charlie Hebdo]."

Oui, il ne faut "exclure personne"

A contrario, le porte-parole du PS, Olivier Faure, ne souhaite "exclure personne". "Tous ceux qui souhaitent manifester dimanche leur solidarité avec Charlie Hebdo et leur réprobation face au fondamentalisme devraient pouvoir être présents physiquement", précise le député socialiste, après une interview au Talk Orange-Le Figaro.

Refuser de convier le FN serait "petit", attaque Marion Maréchal-Le Pen dans Le Parisien. Pour elle, une absence d'invitation ne serait pas un "comportement digne d'un Premier ministre et d'un président de la République". Si la présence du FN était finalement actée, il s'agirait en tout cas d'un "changement important dans la vie politique française", d'après Jérôme Sainte-Marie, de l'institut CSA, interrogé par l'AFP. Pour le politologue, la participation du FN équivaudrait à son "adoubement républicain".

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