Attaque à Nice : "C'est notre pays entier qui est visé", affirme la Conférence des évêques

Vincent Neymon, porte-parole adjoint de la Conférence des évêques, a réagi à l'attaque à Nice sur franceinfo. 

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La basilique Notre-Dame de Nice, le 29 octobre 2020.  (VALERY HACHE / AFP)

"Je me fais le porte-parole des catholiques qui, je pense, vivent tous une immense émotion, une immense tristesse", a déclaré Vincent Neymon, porte-parole adjoint de la Conférence des évêques, jeudi 29 octobre sur franceinfo après l'attaque à Nice. Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées à coups de couteau dans la basilique Notre-Dame. "C'est indescriptible. On comprend que c'est un symbole qui a été attaqué."

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"C'est notre pays entier qui est visé", a affirmé le porte-parole adjoint de la Conférence des évêques, "de la même manière qu'il avait été touché lors de celle à l'encontre de Samuel Paty", professeur assassiné par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 16 octobre. "Les chrétiens, pour les terroristes qui nous attaquent, sont une représentation de l'Occident. On ne tue pas au nom de Dieu, quelle que soit la foi que nous avons."

Selon Vincent Neymon, "il est absolument urgent d'activer le troisième terme de notre devise républicaine qui est la fraternité". Le porte-parole adjoint de la Conférence des évêques souhaite que les personnes qui vivent en France "se regardent les uns les autres avec fraternité pour que nous soyons dans une vraie solidarité nationale". "Face à ces horribles attentats, on ne peut être qu'inquiet", a-t-il conclu.

"Si nous fermons, nous plions le genou"

"Il y a la sécurité à renforcer, bien sûr, mais elle ne suffira pas on le sait bien, a rajouté vendredi matin sur francienfo Vincent Neymon. Ces menaces, qui sont de plus en plus difficiles à cerner, passeront à travers les mailles de tous les filets, même si elles sont serrées". Selon lui, "les églises, elles restent ouvertes, parce que que si nous les fermons, nous plions le genou" devant la menace terroriste.

Alors que ces attaques prennent place dans un contexte de republications des caricatures de Mahomet et que Monseigneur Aupetit, archevêque de Paris, a déclaré jeudi que l'amour était plus fort que le blasphème, Vincent Neymon assure que la "liberté d'expression est absolument absolue et doit être préservée. Nous en sommes les premiers promoteurs". 

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