DIRECT. Affaire Théo : des échauffourées éclatent en marge d'une manifestation contre les violences policières à Bobigny

Par ailleurs, d'autres rassemblements ont également lieu à Lyon, Toulouse ou encore Rouen, pour réclamer "justice pour Théo".

Une manifestation en soutien à Théo à Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 11 février 2017.
Une manifestation en soutien à Théo à Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 11 février 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Des échauffourées ont éclaté, samedi 11 février, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), en marge de la manifestation contre les violences policières après l'arrestation brutale de Théo, à Aulnay-sous-Bois. Plusieurs centaines de manifestants, dont de nombreux jeunes, se sont rassemblés, en soutien au jeune homme, victime d'un viol présumé lors d'une interpellation le 2 février. Rassemblés devant le tribunal de la ville et encadrés par des forces de police en nombre, ils ont réclamé "justice pour Théo"Par ailleurs, d'autres rassemblements ont également lieu à Lyon, Toulouse ou encore Rouen.

Relative accalmie après plusieurs nuits de tensions. Dans la nuit de vendredi à samedi, huit personnes avaient été interpellées en Seine-Saint-Denis, où les tensions consécutives au viol présumé de Théo ont baissé d'un cran. Vingt-cinq personnes avaient été interpellées la nuit précédente.

Théo toujours hospitalisé. Le jeune homme de 22 ans a raconté avoir été victime le 2 février d'un viol avec une matraque télescopique au cours d'une interpellation violente dans la cité des 3 000, à Aulnay-sous-Bois.

Quatre mises en examen. L'un des quatre policiers ayant procédé à l'interpellation a été mis en examen pour viol. Les trois autres pour violences.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #THEO

20h57 : Le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, condamne les violences commises à Bobigny.

20h52 : Des effectifs de police ont dû intervenir pour porter secours à une jeune enfant se trouvant dans un véhicule en feu, indique la préfecture de police.

20h19 : Comme d'habitude des vrais racailles cachées parmi les manifestants de bonne foi. Et on s'étonne que des dérapages arrivent parmi des policiers poussés à bout. Même si rien n'excuse ce qu'a subi Théo.. 😏

20h19 : Comme d'habitude, des individus masqués polluent les manif paisibles et les transforment en scènes de guerre. Marre de ces casseurs.

20h19 : Il faut maintenant laisser faire l'enquête de la police des polices car si il est reconnu qu'il y a eut faute , alors il y aura automatiquement condamnation . Nous n'étions pas sur place , et en aucuns cas on peut assurer que les policiers ont tort , car personne ne sait ce qui a été dit durant cette arrestation, et on ne connais pas ce qu'il s'est passé. Seule l'enquête le dira. Ce n'est pas en cassant tout que cela arrangera les choses.

20h18 : Ne sent-on pas monter , dans le pays, une odeur de "2005" ? odeur nauséabonde que l'on sent peut être plus en Ile-de-France que dans le reste de l'Hexagone. N'empêche..... Et si les élus doivent prendre leurs responsabilités et mesurer leurs propos, les médias doivent aussi tenir compte de la formidable caisse de résonance qu'ils représentent. Attention, zone rouge .....

20h17 : Rien ne justifie une matraque dans le rectum...

20h17 : Vous êtes très nombreux à commenter les incidents de Bobigny. Voici quelques-unes de vos réflexions.

20h08 : Bilan provisoire de la préfecture de police après les incidents de Bobigny : 4 véhicules incendiés, 2 établissements commerciaux ainsi que la gare routière de Bobigny dégradés, plusieurs poubelles incendiées "A 20 heures, aucun blessé n'est à déplorer parmi les manifestants et les forces de l'ordre", ajoute la préfecture.

20h05 : @de Marseille Je vous invite à (re)lire le récit des faits par notre journaliste Camille Caldini. Pour les habitants du quartier, Theo a "voulu défendre son pote" lors d'un contrôle d'identité (déjà) musclé. Les policiers affirment qu'il s'est montré injurieux à leur égard et qu'il a tenté de frapper l'un d'eux aux visages.

20h03 : Sait on ce que les policiers reprochaient au jeune Théo lors de son arrestation plus que mouvementée ?

19h51 : Le Front National est le seul parti dont les leaders réagissent aux incidents de Bobigny pour l'instant. Comme ici avec Marion Maréchal-Le Pen.

19h44 : Marine Le Pen dénonce sur Twitter "le silence coupable du gouvernement."

19h24 : Les échauffourées se poursuivent dans un parc de Bobigny, indique un journaliste sur place.

19h21 : RTL, la radio dont le véhicule a été brûlé lors des incidents de Bobigny écrit sur son site : "une minorité, entre 100 et 200 individus, tous au visage masqué s'en sont pris aux forces de l'ordre encadrant l'événement. Le véhicule technique de RTL a été pris pour cible, encerclé, caillassé et incendié. Aucun journaliste n'a été blessé dans l'attaque. Attaque que la rédaction de RTL condamne formellement."

19h17 : L'ancien ministre de l'Intérieur de François Mitterrand, Pierre Joxe, dénonce l'abandon de la police nationale sur Europe 1 : "Il y a 10 ans, il y avait 17 500 officiers dans l'ensemble de la police nationale, aujourd'hui, il n'y en a plus que 9.000. Il y avait 2 500 commissaires, aujourd'hui, il n'y en a plus que 1 700. Cette baisse vient d'une politique démagogique menée par Sarkozy. En supprimant des postes d'encadrement, on a permis d'assurer des carrières à un petit nombre de privilégiés."

19h00 : "On est venus pour une marche pacifique à la base, regardez tous les dégâts, les policiers ne font que répliquer par des tirs", déplore une manifestante, excédée, interrogée par Russia Today France. "Ce sont eux qui commencent les violences."

18h20 : La situation est encore confuse à Bobigny. Un journaliste du JDD est au milieu des lacrymos, une journaliste de BFM surprise par un tir de flashball.

18h14 : Il n'y a pas qu'à Bobigny que la manifestation contre les violences policières s'est déroulée sous tension. A Nantes également, tweete une journaliste sur place.

18h10 : Peu avant les incidents, une femme se présentant comme une "mama africaine", a crié "Nos enfants sont des Français!", avant d'être vivement applaudie par la foule. "C'est une honte de voir ce qui se passe aujourd'hui dans le pays des droits de l'homme."

18h06 : Les manifestants ont commencé à se disperser après les incidents.

18h00 : La police n'est plus légitime pour encadrer des manifestations. Il faut la gendarmerie ou l'armée malheureusement : les manifestants sont ici pour manifester CONTRE les violences policières, ça ne peut que mal tourner dans ces conditions...

17h59 : Que fait on de la présomption d'innocence? De plus toute la lumière n'est pas encore faite, l'enquête n'étant pas terminée. Ne pas se laisser entraîner par la tornade médiatique!

17h59 : Vous êtes très nombreux à commenter les manifestations et les débordements qui ont lieu en marge du cortège à Bobigny.

17h33 : Quand je pense qu'il y a peu de temps encore des manifestants embrassaient les policiers....

17h33 : La voiture d'un journaliste de RTL a été pris pour cible par les manifestants.