Aulnay-sous-Bois : une mise en examen malgré les conclusions de l'IGPN

En direct du palais de Bobigny en Seine-Saint-Denis, Anne-Charlotte Hinet fait le point sur l'affaire des violences policières d'Aulnay-sous-Bois.

France 2

Dans ses premières conclusions, l'Inspection générale de la police nationale avait retenu le caractère non intentionnel du geste du policier mis en examen pour viol, dans le cadre de l'arrestation violente d'un jeune homme à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Est-ce que ces premières conclusions peuvent influencer la justice ? "Ce prérapport de l'IGPN, la police des polices, c'est une pièce importante de la procédure, mais une pièce parmi d'autres, pas nécessairement déterminante pour l'issue de l'instruction", explique Anne-Charlotte Hinet.

L'IGPN, une voix importante, mais pas déterminante

À chaque fois qu'un fonctionnaire de police est mis en cause dans un dossier, la justice se tourne vers l'IGPN. "C'est en quelque sorte un passage obligé. Mais cela ne veut pas dire qu'elle suivra nécessairement ses conclusions. D'ailleurs, l'IGPN écartait dès ce week-end la thèse du viol, et cela n'a pas empêché la magistrate en charge du dossier de mettre en examen l'un des quatre policiers pour viol", conclut la journaliste.

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Plusieurs centaines de personnes, encadrées par des policiers anti-émeute, ont manifesté dimanche 6 février à Aulnay-sous-Bois. Ils réclamaient "Justice pour Théo", gravement blessé lors de son interpellation quatre jours plus tôt. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)