Aisne : un homme mis en examen pour "homicide volontaire", vingt-sept ans après le meurtre d'une lycéenne de 17 ans

Retrouvé après l'intégration de son ADN dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques, le suspect a reconnu en garde à vue être l'auteur du meurtre.

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La tombe de Nadège Desnoix, à Coulonges-Cohan (Aisne), le 1er décembre 2021. (MAXPPP)

L'affaire Nadège Desnoix connaît un rebondissement inattendu, vingt-sept ans après les faits. Un homme, soupçonné du meurtre de cette lycéenne de 17 ans en 1994 à Château-Thierry (Aisne), a été mis en examen après avoir reconnu être l'auteur des faits lors de sa garde à vue, a annoncé jeudi 2 décembre le parquet de Soissons. Il a été placé en détention provisoire.

Le suspect déjà condamné pour viol

Le probable dénouement de cet affaire a été rendu possible grâce à la génétique. L'ADN de cet homme, récemment mis en cause pour des violences conjugales, a en effet été ajouté au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) et une correspondance a pu être établie avec l'ADN inconnu retrouvé sur la scène de crime, selon la source proche de l'enquête.

Le corps de Nadège Desnoix, 17 ans, avait été découvert sur le bord d'un chemin à proximité du lycée technique Jules-Verne, où elle était élève en classe de première. La victime, qui présentait des traces de strangulation, avait reçu plusieurs coups de couteau, notamment dans la région du cœur, mais n'avait pas subi de violences sexuelles, selon l'autopsie réalisée après les faits. Domiciliée à une quinzaine de kilomètres du lycée, elle avait pris un car très tôt le matin pour être présente aux cours qui débutaient à midi.

L'homme incarcéré jeudi, âgé de 54 ans, a déjà été condamné pour des faits d'agression sexuelle sur mineure en 1997 et pour viol en 2000, a précisé le parquet.

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