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Agriculteur menacé de mort : trois personnes arrêtées

Il avait été harcelé pendant des mois : lettres anonymes, menaces de mort, incendie… L’agriculteur du Puy-de-Dôme qui s’était installé dans la région pour faire de l’élevage bio et des céréales avait fini par jeter l’éponge le mois dernier. L'enquête avance, les gendarmes viennent de placer trois personnes en garde à vue.
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Radio France
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Parmi les trois suspects, deux agriculteurs âgés de 36 et 51 ans. Des habitants de Teillet, la petite ville du Puy-de-Dôme ou s’était installé Jean-Hugues Bourgeois. La troisième personne soupçonnée par les gendarmes est un intérimaire de 42 ans vivant à Saint-Gervais-d’Auvergne. Il semblerait que se soit son pistolet d’abattage qui les a mis sur la piste.

Les deux agriculteurs ont été relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. L’intérimaire, en revanche, était toujours en garde à vue en milieu de journée.

Peut-être de quoi rassurer Jean Hugues Bourgeois

L’agriculteur de 28 ans, s’était installé à Teillet dans le Puy-de-Dôme il y a presque trois ans, avant de quitter sa propriété fin novembre. L’homme avait jeté l’éponge après avoir été la cible de menaces de mort et d'actes de vandalisme.

Fin mars, son troupeau de chèvres avait été tué au pistolet d’abattage. En août, le bâtiment où il entreposait son foin avait été détruit dans un incendie volontaire. Peu avant la rentrée scolaire, il avait même reçu une lettre en forme de cercueil avec des menaces de mort et de viol contre sa fille de huit ans. La mère de l'enfant a, elle aussi, été menacée.

"Fatigué et écœuré", l’agriculteur a vendu son troupeau de 35 chèvres et de 170 brebis le mois dernier. De quoi “soulager” sa famille, avait-il dit, avant de préciser qu’il recherchait une ferme ailleurs pour y poursuivre son activité.

Une pétition de soutien de 160 signatures a été envoyée hier au procureur de la République de Riom.

Jamila Zeghoudi avec agences

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